Peu. Tout ce que j’aurais à dire, je le dis ailleurs. Dans le poème que j’ai écrit hier en marchant dans le Jardin, et dont je cherchais le développement depuis un certain temps. Un poème plus un vers, faut-il préciser, un vers qui est un poème (ironique) en soi. Avant de noter ce vers, j’ai cherché si quelqu’un n’en avait pas eu l’idée avant moi, comme il m’arrive de le faire lorsque je suspecte quelque chose comme un manque d’originalité de ma part, qu’une idée est passée en contrebande, on reçoit tant d’informations qu’on ne sait plus très bien quoi est quoi, mais non, il semblerait que personne n’ait eu cette drôle d’idée avant moi, — voilà qui est étonnant, je crois. Dans les poèmes et dans le nouveau chapitre de loin de Thèbes que j’ai écrit ce matin. Plus j’avance (lentement) dans la composition du texte, et plus il me semble que la structure, la division, doit être abandonnée, ou peut-être allégée avec de simples sauts de page plutôt que cette numérotation qui me paraît artificielle. Ou non, pas artificielle, mais qui est comme une sorte d’échafaudage : une fois la maison bâtie, on ne va pas laisser les échafaudages en place, on les démonte, et on laisse la maison vivre, ce n’est pas parce qu’ils ont été indispensables à l’édification qu’il faut les conserver. Ils sont nécessaires, mais temporaires. Il en va de même avec ma structure numérotée : elle me permet de me repérer dans l’avancement de l’écriture, mais il faudra que je m’en défasse. Pour l’instant, c’est ce qu’il me semble, elle m’aide, mais si elle devient trop lourde avant que je sois parvenu au bout du récit tel que je le conçois, il me faudra l’abandonner ; elle ne doit pas être une entrave, mais un escalier. Toujours pas trouvé un livre à lire, tous me tombent des mains. On verra bien.

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