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16.8.19

Dans ton carnet, que fais-tu ? Cultives-tu le secret ? Non, si c’est ce que tu en conclus, c’est que tu n’as pas compris. Ce n’est pas le secret, le but — peut-être n’y a-t-il pas de but du tout —, ni même échapper à quoi que ce soit (la forme, le public, la totalité, et caetera). Alors quoi ? C’est quelque chose qui se sent. Si tu ne t’adresses qu’à l’espace immédiat, à qui t’entoure, il me semble que tu passes à côté d’une dimension importante de l’écriture, qui n’a pas besoin d’être publique (le langage est déjà public, de toute façon), ni même privée (elle n’a pas besoin de s’opposer à quoi que ce soit), mais besoin de s’adresser à ce qui n’existe pas, ce qui n’est pas encore.

L’écriture fait advenir ce qui n’est pas encore. Si c’est pour faire quelque chose qui a déjà été fait — dire quelque chose qui a déjà été dit —, écrire est vain.

Dans le supermarché, tout à l’heure, un livre a attiré mon attention. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’était un livre écrit par une femme dont j’ignorais l’existence, mais qui (c’est ce que la couverture disait) était l’auteure d’un autre livre dont j’ignorais l’existence, mais dont j’ai appris en parcourant la quatrième de couverture qu’il s’était vendu à 1 million d’exemplaires en France. C’était un livre tout rose. Un livre fait pour le public. Un livre fait par le public.

Peu importe la couleur du livre.

Bien sûr que ce serait méprisant de parler de littérature de supermarché, mais les livres se vendent-ils dans les supermarchés — ou non ?

Qu’est-ce qui est méprisant : parler de littérature de supermarché ou vendre les livres dans les supermarchés ?

Y a-t-il autre chose que de la littérature de supermarché ? Toute littérature ne tend-elle pas à être de la littérature de supermarché ?

Par littérature, ici, j’entends tout ce qui s’imprime sous la forme du livre, peu importe son contenu.

Toute culture n’est-elle pas désormais de la culture de supermarché ?

Quand il n’y aura plus rien dans les villes, il y aura un supermarché, et un centre commercial autour, et une zone industrielle autour, et une ville à la périphérie du supermarché.

Civilisation du supermarché.

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15.8.19

Je crois que la plus grande vérité se trouve dans les carnets, les cahiers, les feuilles volantes, les écritures qui ne forment pas des ensembles, ne se présentent pas comme tel, cherchent infatigables quelque chose à dire, quelque chose à dire de plus, doutent qu’on le puisse tout en le faisant, ne croient à la fable d’une totalité qu’on parviendrait à cerner, en fin, au bout de la recherche. Toutes les autres formes me semblent hypocrites, feintes, forcées, passablement convenues. Toutes se ressemblent d’emblée, à cause de la forme qu’elles s’imposent — pour commencer. Même les soi-disant fragments, qui n’en sont pas de fait, mais un genre littéraire qui tente de se faire passer pour autre chose que ce qu’il est (au contraire, par exemple, des fragments d’Héraclite, qui sont ce que l’archéologie des lettres a retrouvé et rangé sous cette dénomination). Est-ce à dire que tout est faux qui n’est pas secret ? Probablement. Mais un secret qui n’est pas l’essence de la chose, mais son apparence pour ainsi dire. Le carnet gris qui est posé à côté de l’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire n’est pas essentiellement secret, il se trouve simplement que personne d’autre que moi ne lit ce qui s’y trouve écrit. Et que, ce n’est pas une addition mineure, bien au contraire, on ne peut pas le datifier. Il existe dans un univers parallèle. Ce n’est pas une goutte dans le nuage des mégadonnées. C’est sa faiblesse (il est sous le radar) et c’est sa force (il est sous le radar). Tu me diras : À quoi bon écrire quelque chose que personne ne lira ? Bonne objection. Mais pas dirimante du tout. À laquelle je répondrai par une autre question : À quoi bon écrire quelque chose que tout le monde lira ? À quoi bon écrire quelque chose que quelqu’un lira ? Ce qui pose une autre question : À qui s’adresse-t-on quand on écrit ? Il est clair que l’immense majorité des écrivains écrivent pour le public. C’est une pratique tellement répandue qu’elle semble même parfaitement naturelle. Mais elle ne va pas de soi. D’une part, parce que, dans l’histoire de l’humanité, écrire pour le public est une pratique relativement récente, démocratique, diraient certains, ou bourgeoise, plus précisément. D’autre part, parce qu’écrire pour le public réduit fatalement l’écriture au seul ici et maintenant. Et le fait que plus personne, à l’exception déplorable de quelques fanatiques religieux qu’on préférera ne pas fréquenter, n’envisage une autre dimension n’est pas — cette fois non plus — une objection dirimante. Les carnets, cahiers, feuilles volantes, écritures non totalisantes, s’adressent à une autre dimension, un autre espace-temps. Elles sautent les époques (qui ne sont rien que des dimensions spatio-temporelles, des formes de la sensibilité).

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14.8.19

L’uniformité culturelle est vraiment effrayante. C’est vrai, imagine la tête de Brad Pitt sur tous les murs de tous les pays du monde entier en même temps, imagine-le en train de dire les répliques de ses films dans toutes les langues du monde entier en même temps, imagine le visage de tous les habitants de la planète tourné en même temps vers son visage à lui. Peux-tu supporter cette vision sans avoir envie que tout brûle ? Brad Pitt, je viens de vérifier, a 55 ans. Sur les affiches des films, il a l’air d’en avoir 25. C’est un peu comme les vieilles cantatrices qui veulent jouer les rôles de jeunes premières alors qu’elles ont le physique de leur grand-mère, sauf que Brad Pitt a toujours le physique d’un jeune homme. Il ne fait pas le beau. Il est le beau. Dans le monde entier, en même temps, tous les habitants de la planète voient le corps de Brad Pitt, le visage de Brad Pitt et penseraient s’ils pouvaient penser, s’ils n’étaient pas subjugués par l’image de Brad Pitt : Voici notre idéal absolu, sans distinction de race, de sexe, ni de religion, voici l’incarnation de la beauté — Brad Pitt est l’homme le plus sexy de la planète. La réduction de l’idéal de beauté au sexy — dans la biographie Wikipedia de Brad Pitt, me documentant, j’ai lu qu’il est le premier acteur à avoir été élu deux fois homme le plus sexy de l’année, preuve de sa grande beauté — est édifiante. D’autant que, je ne l’aurais pas cru, quand j’ai cherché le mot, je me suis dit, mais non, ce n’est pas là que tu le trouveras, mais en fait, oui, il y a un article sexy dans le Trésor de la Langue Française. Est sexy qui a du sex-appeal, des formes physiques attrayantes, un comportement provocant. Et le sex-appeal, définit toujours le TLF, est le pouvoir de séduction d’une femme (du monde du spectacle) qui suscite le désir par un physique aguichant ou un comportement provocant. Il y a une définition de sexy dans tous les dictionnaires du monde. Brad Pitt, ce n’est pas simplement la même image qui est diffusée dans le monde entier en même temps, c’est aussi le même langage. Brad Pitt est sexy. Tout le monde voit le sex-appeal de Brad Pitt, partout, en même temps. Il n’y a plus que cela dans le monde : le sex-appeal de Brad Pitt qui recouvre les murs, les écrans, les yeux, les corps de tous les vivants. Il n’y a rien d’autre à voir que le sexy du sex-appeal de Brad Pitt, qui pourrait bien avoir 18, 55, ou 115 ans, quelle importance ? Le sexy, c’est lui. Le sex-appeal, c’est lui. Tout s’anéantit devant l’image — superficielle, lisse, parfaite — sainte trinité — du sexy. La culture mondiale n’est plus rien d’autre que cela : le sex de Brad Pitt. Il est inutile de vouloir diffuser un sens autre que celui-là. Tout sens doit pouvoir être relié, d’une façon ou d’une autre, à Brad Pitt. Une phrase qui ne pourrait pas être mise en relation à Brad Pitt serait immédiatement annulée, réduite au néant de sa signification. L’humanitaire est bien parce que Brad Pitt s’implique dans l’humanitaire. L’amour est beau parce que Brad Pitt est un homme amoureux. Le vin est bon parce que Brad Pitt possède un vignoble. La politique est importante parce que Brad Pitt a déjà personnellement soutenu un homme politique. En dehors de Brad Pitt, rien ne saurait avoir de sens. L’uniformité culturelle est Brad Pitt. La réduction de toutes les pensées, de tous les sentiments, de tous les comportements à un principe unique. L’universalisme de Brad Pitt est la forme essentielle de la culture mondiale. Rien de ce que tu as à dire, rien de ce que tu penses, rien de ce que tu ressens, rien de ce que tu désires, rien n’est recevable s’il n’est pas possible de le rapporter à ce principe unique à l’aune duquel il doit être évalué, jugé, accepté ou rejeté. Monothéisme du sexy.

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13.8.19

J’ai retrouvé la citation d’Antonioni que je cherchais (entendue dans un Mardi du cinéma de Jean Daive). Voici ce qu’il dit : « Quand je ne sais que faire, je commence à regarder. Pour cela aussi, il y a une technique, ou plutôt il y en a plusieurs. Moi, j’ai la mienne, qui consiste à remonter à partir d’une série d’images à un état de choses. L’expérience m’a appris que, lorsqu’une intuition est belle, elle est également juste. Je ne sais pourquoi. Wittgenstein le savait. » Et puis, j’ai cherché d’où elle venait (parce que je suis un maniaque des sources), et j’ai trouvé. C’est dans un livre intitulé Quel bowling sul Tevere(Ce bowling sur le Tibre). Voici ce qu’Antonioni écrivait : « Qualche anno fa mi trovavo a Roma per caso e non sapevo cosa fare. Quando non so cosa fare incomincio a guardare. C’è una tecnica anche per questo, o meglio ce ne sono tante. Io ho la mia. Che consiste nel risalire da una serie di immagini a uno stato di cose. L’esperienza mi insegna che quando una intuizione è bella, è anche giusta. Non so perché. Wittgenstein lo sapeva. »

J’avais écrit cette page du journal, ainsi que la page de la veille, à la suite d’un autre texte que je suis en train d’écrire. Je m’en suis aperçu à l’instant alors que je voulais changer de fichier pour écrire dans l’autre. Ce n’était pas forcément incongru, au contraire, et d’ailleurs, tout ce que je devais faire consistait à couper les premières phrases de ce journal que j’ai écrites aujourd’hui pour les coller dans le fichier de l’autre texte parce que c’est à cet autre texte qu’elles appartiennent et non à celui-ci. Ce qui signifie que, à vrai dire, il n’y a pas de différence entre les textes que j’écris. On pourrait tous les coller les uns à la suite des autres. C’est comme cela, d’ailleurs, collés les uns à la suite des autres, qu’ils ont le plus de sens. Pris petit bout par petit bout, ils ont du sens, probablement, je l’espère, en tout cas, mais ce bout n’est jamais que le petit bout de la lorgnette. Il y en a un autre, d’ensemble, un point de vue d’où on voit comment tout se tient, tout circule, depuis les premières phrases que j’ai écrites et que j’ai conservées. Les livres (publiés ou non), les carnets, les mémoires, les poèmes, les traductions (celles que j’ai décidé de faire ou qui découlent de celles-là), tout, on ne comprend rien sans tout.

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12.8.19

À distance de l’existence. — Ne crois pas que tu sois à distance de l’existence. Ce sont les sentiments qui peuvent donner l’impression qu’il y a une distance entre soi et l’existence, distance qu’il faudrait abolir. Mais si tu étais un organisme de pures perceptions, sans sentiments, simple être sentant, une amibe sensorielle, tu ne serais pas plus proche de l’existence. Je cueille une framboise, je la mange, elle est bonne, je ne suis pas plus prêt, plu proche de l’existence alors qu’en essayant de me souvenir de cette phrase d’Antonioni (était-ce une phrase d’Antonioni ou une phrase sur Antonioni ?) où il cite Wittgenstein que j’ai entendue avant de m’endormir et que j’ai peut-être rêvée. Pourquoi est-ce si difficile de concevoir l’existence comme un continuum entre les perceptions les plus simples (le goût de la framboise) et les pensées les plus complexes (une phrase d’Antonioni citant Wittgenstein) ? Pourquoi faudrait-il abolir la pensée pour revenir à quelque chose de plus pur, de plus simple, de plus vrai ? Comment croire en la présence ? Et, surtout, comment croire en une moins présence qui serait la pensée ? Tout à l’heure dans le parc du château, j’ai voulu m’assoir sur un banc, mais il pleuvait, et puis Daphné était juchée sur mes épaules. Nous avons marché jusqu’au jardin potager où nous nous sommes abrités dans la cabane du jardinier. Nous avons attendu que la pluie diminue un peu, et puis nous avons fait le tour du jardin. Nous avons cueilli des framboises (la maîtresse de maison ayant dit à Daphné qu’elle pouvait en manger, même si c’était la fin (des framboises)) que nous avons ensuite mangés. Et puis, comme la pluie redoublait, nous nous sommes dépêchés de retourner à la voiture pour nous mettre à l’abri, nous réchauffer. Les êtres n’ont-ils pas toujours vécu ainsi ? Depuis la cabane du jardinier, j’avais regardé le ciel, le jardin, mes pieds, l’intérieur de la cabane du jardinier, qui n’avait pas de secret, n’était rien d’autre que ce qu’elle était, une cabane de jardinier. Si je pense que l’existence est autre chose que cela — plus que cela ou moins que cela —, d’où est-ce que je tire cette idée ? De l’existence elle-même ? Sauf que l’existence est tautologique : elle est comme elle est. Ce qui ne l’est pas, est contradictoire, au contraire, c’est tout ce que je peux lui reprocher, d’être trop ou pas assez. Je ne me souviens pas de cette phrase d’Antonioni où il parle de Wittgenstein — qu’est-ce qu’il en dit déjà ? Je me souviens des films d’Antonioni que je n’ai pas regardés jusqu’au bout, pas par ennui, non, question de croyance en la présence, peut-être, je ne sais pas, est-ce que je suis moins présent au monde quand je regarde un film que quand je n’en regarde pas ? La vie n’est pas un film, mais il y a des films dans la vie.

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11.8.19

Dans le parc du château qui n’ouvre que trois heures dans la journée chaque dimanche, d’émouvantes statues de pierre, plantées dans le jardin, des nymphes aux drapés lapidaires, des bacchantes délicates, et puis une sphynge, aussi, qu’on dirait un pastel de La Tour, si dix-huitième, souriant monstre énigmatique aux seins qui pigeonnent, le visage rejeté en arrière, qui regarde loin derrière, se détourne peut-être, rongée par les lichens, taches jaunes sur le corps de pierre, la détruisent et la rendent encore plus parfaite, à ce qu’il me semble. On se croirait hors du temps, et pourtant on se trompe ; la télévision est venue ici, filmer, classer les villages par ordre de beauté. À qui a-t-on demandé d’évaluer leur beauté ? Eh bien, aux gens qui regardent la télévision, bien sûr. Tout cercle est vicieux, autophage, mais c’est comme ça, tu sais, il ne faut pas y penser. C’est entendu, mais n’est-ce pas aussi paradoxal de devoir oublier le monde pour jouir du monde ? Si tu penses au monde, il te dégoûte, si tu ne fais que le sentir, occultant tout ce qui de lui te répugne, tu peux l’apprécier, un peu, un peu mieux, de temps en temps. Le prix à payer pour quelques instants de beauté, c’est cette illusion : il faut tronquer la réalité, la découper en parcelles, et accepter de fermer les yeux sur un certain nombre d’entre elles, pour apprécier un instant. Rires gras de touristes roumains, grosse voiture immatriculée 92, vieux gens dedans, vieux gens dehors, vieux gens partout. Est-ce tout ce qu’il me reste ? Quand je regarde les quelques photographies que j’ai prises, pourtant, du petit moment que nous avons passé dans le parc de ce château, je n’ai pas l’impression d’avoir été victime d’une illusion, j’ai empli mes poumons d’un certain air, que tout le monde respire, comment faire autrement ? et j’ai eu un certain nombre d’imaginations, j’ai passé un peu de temps comme cela, c’était bien, mais ce n’était rien. Le ciel était beau, bleu et nuages, sur le fond duquel se détachaient ces formes de pierre. Je regardais tout ça, l’ensemble, un fragment tombé de l’univers derrière les verres de mes lunettes de soleil. Et puis, j’ai pris Daphné sur mes épaules, nous avons parlé du puits, des gens qu’on jette dans les puits, ou quelque chose comme ça. Et plus rien n’avait d’importance. Rien n’a d’importance, que cette vie que je vis et ce que j’écris.

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10.8.19

Qu’est-ce qui souffle dans le vent ? Qu’est-ce que tu entends ? Pense à faire ton entraînement, apprends à écouter entre les infrabasses de la bêtise, pratique tes exercices d’évitement spirituels, exercices d’invention physiques. Qu’est-ce que tu entends de ce qui souffle dans le vent ? Ne songe pas à échapper à l’air du temps, ce qui souffle dans le vent. Ceci est ton monde, il n’y en a pas d’autres. Oh, bien sûr, il y a le possible, que j’aime le possible, mais n’est-ce pas une affaire privée, lettres mortes parmi l’infinie quantité d’informations dont tu es criblé, bombardement de photons ? Qu’une phrase peut coûter, qu’elle est lente à venir, qu’il faut d’oubli du monde pour qu’elle vienne, dans l’espoir que, peut-être, elle veuille dire quelque chose. Mais qui l’entend ? Est-ce la bonne question, à présent, que celle-ci ? Le paradoxe est peut-être ici : tu es de ton temps, mais si tu écris pour ton temps, tu es mort-né. La posthumité n’est donc pas une posture, mais une condition de possibilité. Il faut parler à une oreille qui n’existe pas encore dans le brouhaha incessant de ton moment. Encore faut-il, c’est-à-dire, que tu parviennes à entendre ta propre voix, qu’elle te soit audible ; comment la faire porter autrement ? Qui sont les non-êtres à qui je parle ? Ne cherche pas à répondre à la question. Ne te la pose même pas. S’ils t’entendent un jour, ils te travestiront, et alors, peut-être, alors tu seras vraiment toi-même. Mais comment savoir ? Justement, on ne le peut pas. Toute écriture est là.

Si un extraterrestre visitait l’une de nos librairies aujourd’hui, me suis-je imaginé cet après-midi, il penserait que Michel Onfray est un philosophe plus important que Platon et Jean d’Ormesson, un plus grand écrivain que Rabelais.

C’est ce monde qu’il te faut embrasser, et aimer.

Aimer.

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