All posts by “Jérôme Orsoni

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Boule à zéro. — À quoi correspond exactement chez moi le sentiment qu’il est temps de me raser le crâne ? À un désir de changement, de métamorphose, de purification ? Peut-être. Banal, non ? Oui, mais. La première fois que je me suis rasé le crâne, j’étais… Read More

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Lumière d’automne, déjà, douce de soleil, le matin, et puis tirant sur le gris au cours de l’après-midi. Je l’accueille. Non sans un certain plaisir, — calme. Hier, je m’en souviens, à un certain moment de la journée, à l’angle de la rue de Sèvres… Read More

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Le fin mot de l’ontologie. — De nos jours, en France, quand, plus ou moins par inadvertance, on tape « Jérôme » dans gogole, le premier résultat de recherche sur lequel on tombe, c’est la tête de Jérôme Commandeur — qui sourit. Ce qui constitue une expérience… Read More

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Se désennuyer ne désennuie pas. — Je change tellement d’idées que je me donne à moi-même le tournis, voire me fatigue moi-même. Mais je sais que c’est une tentative pour échapper à l’ennui. À cette considérable nuance près que se désennuyer ne désennuie pas. Comment… Read More

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Retour à Paris. Je me sens bien. Peut-être que, demain, j’aurai quelque chose à dire. 

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Même les aveugles, ai-je envie de dire, même les aveugles doivent regarder la réalité en face. Et c’est sans doute moins une remarque d’ordre général qu’une remarque sur l’état de mon père. À force de se refuser à voir les choses comme elles sont, et… Read More

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Atmosphère lourde, étouffante, aujourd’hui, dans les rues de Marseille. J’ai l’impression de me liquéfier. Je trouve un peu de fraîcheur dans les pièces du magnifique hôtel particulier qui accueille le Musée Cantini, rue Grignan. Depuis des années, chaque fois que je passe devant la boutique… Read More

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Nuages accrochés à la colline qui plonge dans la mer. D’un pays imaginaire : Orienccident. Ou quelque chose du genre. Ne suis-je pas moi-même une sorte d’Oranccident ? Bonheur de l’accident, peut-être, en effet. Des hauteurs de Bompard, je descends aux Catalans, bifurque vers la Corniche jusqu’à… Read More

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Ce matin, l’idée de vivre la journée qui se présentait à moi, la journée même et les journées ensuite, m’a paru absolument intolérable et m’a plongé dans une profonde tristesse. J’ai envisagé de mettre la climatisation dans la chambre à coucher de l’appartement que nous… Read More

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Il faut encore que j’écrive, dis-je à Daphné, qui me demande alors si je suis obligé, ce à quoi je réponds que non, que c’est une discipline. Et je ne sais pas si cela a grand sens, je ne sais pas si, malgré mes efforts… Read More