Je suis fatigué, j’ai sommeil, j’ai froid. Ce matin, je suis un peu sorti et, dans une brève éclaircie d’intelligence, j’ai écrit un poème dont je serais bien en peine de parler à présent, si l’on m’interrogeait à son sujet. Fort heureusement, cela n’arrivera pas.… Read More
All posts by “Jérôme Orsoni”
13.3.26
Peut-être que c’est plus facile d’être critique. Les idées qui me viennent le sont. Mais je ne les écris pas. Ainsi, je sais qu’elles vont disparaître. Elles vont se perdre. Je vais les oublier. J’écris des poèmes, en revanche. Que je ne rends pas publics.… Read More
12.3.26
Les messages que je reçois de la part de divers candidats à la mairie de Paris qui veulent m’adresser un RCS politique — mais je ne sais même pas ce que c’est un RCS politique — ne font rien que me laisser sans voix. Comme si la… Read More
11.3.26
Le corbeau et le rat (fable parisienne)Derrière la statue du Maréchal Ney —Juste sous ses fesses, en vérité —,Un corbeau faisait d’un rat son dîner.S’il l’avait assassiné,Ou trouvé déjà décédé,Je ne le sais,Et il ne me vint pas à l’idée de le déranger,Tant il mettait… Read More
10.3.26
Chaque soir et chaque matin, un petit merle vient chanter dans la cour intérieure de l’immeuble. Je le vois qui sautille dans les branches encore nues de l’arbre où il a élu son domicile temporaire. Il s’en donne à cœur joie et je trouve qu’il… Read More
9.3.26
Autre source, dans le Monde du 1er septembre 1961, un article titré : « Nouveaux heurts entre communautés à Oran. » Je cite : « L’agitation a commencé dans des circonstances assez confuses. Un tract d’abord, diffusé en début d’après-midi et se réclamant de l’O.A.S., demanda aux commerçants européens de… Read More
8.3.26
L’auteur de l’histoire d’Oran dont j’ai cité deux passages hier donne les noms des victimes européennes, mais ne donne pas celles de victimes musulmanes. (Ces catégories — Européen, Musulman — sont les siennes, non les miennes.) Est-ce parce que, pour lui, ces dernières n’appartiennent pas à… Read More
7.3.26
« 30 août 1961. Oran s’installe dans la tragédie quotidienne, écrit Edgard Attias dans son livre Oran de tous les jours. Un étudiant de 18 ans, Bernard Orsoni, est attaqué à coups de couteau, en début d’après-midi dans les escaliers de la rue de Gênes. Une… Read More
6.3.26
Est-ce que je provoque chez les autres le même sentiment d’ennui et de consternation qu’ils provoquent chez moi quand il m’arrive de les lire ? Mais, et c’est le plus probable, ils ne prennent même pas la peine de me lire. (Je les comprends, et là… Read More
5.3.26
Soulagé, je crois, de quitter Rome où ma méditerranéité aura atteint ses limites. Ce n’est pas là, c’est ce que je veux dire, que se trouve la limite, à proprement, mais c’est là que je l’ai reconnue, que je l’ai comprise, de nouveau, que je… Read More
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