All posts filed under “Journal

vingt-trois février deux mille vingt-quatre

Reconnaît-on de près un visage qu’on n’a jamais vu que de loin ? La vision zoome-t-elle d’elle-même ? Dézoome-t-elle ? Ou bien faut-il faire une inférence : « Mais ce visage que je vois à présent de près, n’est-ce pas le même que celui que, d’habitude, je vois de… Read More

vingt-et-un février deux mille vingt-quatre

Je passe un certain temps à survoler du regard plutôt qu’à les lire vraiment les notes numériques dont j’ai réclamé le téléchargement à google, hier, et parfois je comprends et parfois je ne comprends pas ce que le moi qui écrivit cela voulait dire ou… Read More

vingt février deux mille vingt-quatre

Dans mon cahier au bison rouge, je dessine ce que j’appelle un « entonnoir métaphysique ». (*) Et puis, faisant ainsi suite à la conversation que Nelly et moi nous avons eue ce matin au petit déjeuner, je commente assez longuement (un peu moins de deux pages)… Read More

dix-neuf février deux mille vingt-quatre

Angoisse du retour à la normale ; — faut-il que je me demande pourquoi ? Les choses ne demeurant jamais ce qu’elles sont, c’est donc que tout retour à la normale est illusoire, et pourtant, n’est-ce pas cela-même qui nous fait vivre, l’organisation intime de nos vies… Read More

dix-huit février deux mille vingt-quatre

Considérations sur le sens de l’existence, la beauté du monde, sa déchéance, sa possible gloire future, une certaine conception hors de tout temps de la morale, les vertus et les vices qui sont d’écrire, de la fiction ou non, l’amour, l’amour surtout, ainsi que nombre… Read More

dix-sept février deux mille vingt-quatre

Je sais que je devrais penser autrement que je pense. Je sais que, si je pensais comme quelqu’un comme moi est censé penser, je ne penserais pas comme je pense, je penserais autrement que je pense, je penserais contrairement que je pense, et pourtant, je… Read More

seize février deux mille vingt-quatre

J’aimerais écrire un livre fait seulement des bribes de langage entendues dans la rue. Les conversations, les gens qui parlent au téléphone, les gens qui parlent seuls, les éclats de voix, tout ce qu’on peut entendre en marchant dans une ville cosmopolite comme Paris. Évidemment,… Read More

quinze février deux mille vingt-quatre

Ce matin, cependant que Daphné jouait sur le bateau de pirates du Square des Missions Étrangères, j’ai écrit deux pages dans mon cahier au bison rouge. Ces deux pages, j’y ai pensé toute la journée depuis, mais je n’ai pas envie de les recopier —… Read More

quatorze février deux mille vingt-quatre

Eau de pamplemousse rose ; — tout à l’heure, il y aura vingt ans. Face aux déconvenues que m’adresse l’existence (j’ai d’abord écrit « mon existence », mais ce n’est pas vrai, ce n’est pas mon existence, c’est celle des autres, qui n’a rien à voir avec la… Read More