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huit décembre deux mille vingt-trois

Jamais de ma vie je n’ai écouté Taylor Swift. Et, s’il m’est arrivé de l’entendre chanter, ce que je ne pourrai formellement nier, c’est bien malgré moi, et je n’en ai pas eu conscience alors. À aucun moment de mon existence, en effet, ne me… Read More

sept décembre deux mille vingt-trois

Que faire sinon dormir ? Ce n’est pas que je désire ne pas exister, c’est que l’existence fait tellement de bruit et pour si peu de résultat ; n’est-ce pas désarmant ? On voudrait dire quelque chose en réponse, mais la voix est recouverte par le vacarme que… Read More

six décembre deux mille vingt-trois

Jour calme avec l’enfant malade : délivré de la contrainte des horaires, le temps change de grain. J’écris une histoire pendant qu’elle dort. Réveillée, elle vient m’interrompre. Je m’occupe d’elle. Puis reviens à mon histoire, l’achève. Il y a un an, à une semaine près, je… Read More

cinq décembre deux mille vingt-trois

Tout est si fragile. La vérité, c’est que nous ne pesons rien, n’avons de valeur qu’infime, et que tout ce en quoi nous mettons notre foi, cela non plus ne pèse presque rien, il suffit d’un détail, quasi rien, exactement, pour tout mettre à bas,… Read More

trois décembre deux mille vingt-trois

« Il neige ! », s’exclame l’enfant après que je lui ai dit : « Daphné, regarde par la fenêtre… » parce que, dehors, il neigeait. Langage. Quelques instants après, sans même que je ressente la plus petite forme d’étonnement du monde, j’apprendrai que, la veille au soir, un homme a… Read More

deux décembre deux mille vingt-trois

Aucune émotion au musée où nous emmenons Daphné pour qu’elle voie la barque à Giverny de Monet, qu’elle a étudiée en classe. Même le portrait de Proust que je voulais revoir n’est pas exposé en ce moment. Il y a pléthore d’œuvres et pourtant il… Read More

premier décembre deux mille vingt-trois

J’ai bien vu la déception dans son regard. Il était quoi, chauffeur de taxi, chauffeur de VTC, ou peut-être chauffeur de voiture autonome, comment savoir ? et je me suis bien rendu compte que, quand il m’a vu de face, je ne correspondais pas du tout… Read More

trente novembre deux mille vingt-trois

Comment sait-on que l’on est obsédé ? Quand, croisant une femme dans la rue, qui porte un bandeau qui lui couvre les oreilles, l’idée nous traverse l’esprit de l’arrêter pour lui demander : « Excusez-moi de vous déranger, Madame, mais je me demandais : est-ce que vos amis vous… Read More

vingt-neuf novembre deux mille vingt-trois

Que fait-elle, la dernière feuille dans l’arbre ? Et combien de temps peut-elle encore demeurer là ? Attend-elle la fin de l’automne, la fin des temps ? Pour survivre, ce n’est pas de la force qu’il te faut, mais de l’indifférence, ou bien : la force de l’inertie, et… Read More