All posts filed under “Journal

vingt-sept novembre deux mille vingt-trois

Il pleut. J’ai froid. Mais je n’ai pas envie d’allumer le chauffage, pas encore non. Je veux me priver de ce luxe durant quelques heures de plus. Je commence à rédiger un paragraphe, et puis je l’efface. J’en commence un second et celui-là aussi, je… Read More

vingt-six novembre deux mille vingt-trois

Flâneur, le dimanche. Dire ici, l’émerveillement. Que, oui, Paris m’émerveille. Et je n’ignore pas, non, cette couche épaisse qu’il faut gratter pour espérer faire une expérience à peu près authentique, pas tout à fait fausse, du moins, du monde. Et que nous, qui n’accomplissons plus… Read More

vingt-trois novembre deux mille vingt-trois

Pris par un amour soudain de la vie — pris comme on est pris par l’émotion —, « de la vie », c’est-à-dire : de ma vie, je me suis demandé si ce ne serait pas, par hasard, les endorphines. Après avoir travaillé à mon essai de traduction refusée,… Read More

vingt-deux novembre deux mille vingt-trois

Délabrement du monde (impression de). Délabrement du monde (impressions du). Là-contre, l’existence même de quelque havre de paix semble une impossibilité dans les termes. Qui a beau s’y trouver tremble, comme tremblent les murs pendant l’explosion, avant de s’effondrer. La hideur n’est pas une expérience… Read More

vingt-et-un novembre deux mille vingt-trois

Est-ce que les gens croient en ce qu’ils disent, ce qu’ils font, la façon dont ils s’habillent ? Quelques instants, je jette un œil sur l’activité du boulevard : un homme, en baskets blanches, jeans noirs, perfecto assorti et sac avec écusson présentant un tigre jaune rayé… Read More

vingt novembre deux mille vingt-trois

Ô mon Dieu, donne-moi la force de ne plus faire ce que je fais, ai-je écrit, hier au soir, à vingt-trois heures quinze, après avoir éteint la lumière. Pensant à cette phrase, quelque douze heures après l’avoir écrite, je ne l’ai pas trouvée absurde. Même… Read More

dix-neuf novembre deux mille vingt-trois

Si je ne marchais pas, je comprendrais encore moins que ce que je comprends en marchant, autant dire, puisque je ne comprends pas grand-chose, que je ne comprendrais presque rien. Mais je marche. (Marchons, marchons.) Or, entre comprendre et se faire comprendre, et surtout se… Read More

dix-huit novembre deux mille vingt-trois

Faire quelque chose que je ne sais pas faire. Comme chaque fois que je fais un dessin plutôt que de gaver de mes instructions une machine qui les fasse à ma place et accélérer ainsi la déshumanisation de l’expérience, laquelle n’a franchement pas besoin de cela.… Read More

dix-sept novembre deux mille vingt-trois

Il est huit heures trente-sept du matin et, depuis plusieurs minutes, déjà, les sirènes d’urgence hurlent dans le vide qu’elles dérangent, certes, mais ne nient pas, non, le renforçant au contraire. Suis-je un incorrigible optimiste ? Je le crains. Ainsi, hier au soir, au lieu de… Read More