Exercices de visualisation : si je me concentre suffisamment, vais-je faire apparaître quelque chose qui n’existe pas, découvrir quelque chose que je ne savais pas ou rien de particulier ne va-t-il se passer ? Ce matin, passablement désespéré par l’existence qui est la mienne, laquelle, j’en suis convaincu,… Read More
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cinq novembre deux mille vingt-trois
Raison de tolérer l’existence : Daphné — plus je vieillis, plus elle grandit. Du reste, je ne fais aucun cas pour justifier ma vie. Tout ce qui me passionne : écrire, qui n’intéresse personne. Est-ce une activité vide pour autant ? Silence sur le plateau. Je me souviens… Read More
samedi quatre novembre deux mille vingt-trois
La description d’une annonce de location pour des séjours érotico-touristiques dans la bonne ville d’Illiers-Combray méduse un instant. Et puis, le lecteur reprend ses esprits : le sens s’étant dissous dans le commerce, tous les prétextes sont bons pour produire de la valeur. Associer les souvenirs… Read More
trois novembre deux mille vingt-trois
Dans la cour intérieure, l’arbre émet une lumière orange et irise de sa lumière étrange ce petit tour du monde. Sur le chemin du retour, à l’approche de Paris, comme répondant à un appel inaudible pour nous, Daphné avait entrepris de réciter, la couchant par… Read More
deux novembre deux mille vingt-trois
Tempête. Ce soir, j’écris à la chandelle. Avec ce qu’il me reste de batterie dans mon ordinateur, je tape ce journal. Et songe. Toute une civilisation fondée sur la consommation de l’énergie : une fois la source coupée, elle se retrouve paralysée, incapable d’exister, les gens… Read More
premier novembre deux mille vingt-trois
Ce matin, j’allais mieux, mais ce soir, je me sens abattu. Je suis convaincu que je vais mourir d’une maladie ou d’une autre dans les jours ou les semaines qui viennent, conviction dont on pourra aisément estimer la pertinence dans quelques jours ou quelques semaines,… Read More
trente-et-un octobre deux mille-vingt-trois
J’ai marché dans le calme. Et ce calme avait quelque chose d’irréel, out of this world, comme si ce que l’on avait fait du monde rendait impossible le calme, l’interdisait, nous contraignant à subir toujours plus de paroles, toujours plus de bruits, toujours plus de… Read More
trente octobre deux mille vingt-trois
Si fatigué. Toute la journée, je traîne ma dérisoire personne comme un insoutenable poids. Journée dont je passe la majeure part au lit, enroulé dans une couverture enseveli sous une couette. Le matin, j’ai relu les quinze premières pages des Émigrants de Sebald avant de… Read More
vingt-neuf octobre deux mille vingt-trois
Pointe Saint Mathieu, dans le Mémorial, j’ai été pris d’un grand frisson. Peut-être était-ce le temps, ce vent, et cette pluie qui allait bientôt nous tremper jusqu’à l’os, ou bien alors ces centaines de photographies de marins morts, certains en uniforme, d’autres en habits de… Read More
vingt-huit octobre deux mille vingt-trois
Hier au soir, j’ai écrit une page pour un chant du livre des visions, et quand je l’ai relue à l’instant, j’ai eu du mal à la comprendre. Je ne sais pas si j’ai eu du mal à la comprendre parce qu’elle est incompréhensible, et… Read More
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