Hier au soir, j’ai écrit une page pour un chant du livre des visions, et quand je l’ai relue à l’instant, j’ai eu du mal à la comprendre. Je ne sais pas si j’ai eu du mal à la comprendre parce qu’elle est incompréhensible, et… Read More
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vingt-sept octobre deux mille vingt-trois
« Chapelle Saint-Guévroc, dunes de Keremma », suivi de la date d’aujourd’hui, aujourd’hui, je pourrais me contenter d’écrire cela et, dans quelques années, quand je relirai ce que j’ai écrit, je comprendrai. Mais ce n’est pas vrai, je ne relirai probablement jamais ce que j’ai écrit ; cette… Read More
vingt-six octobre deux mille vingt-trois
Sur le manteau d’une cheminée, j’ai trouvé un livre composé uniquement de SMS. Pour que le lecteur ne se méprenne pas, j’imagine, quant à la vraie nature de ce qu’il avait entre les mains, sur les pages du livre avaient été imprimées des formes qui… Read More
vingt-cinq octobre deux mille vingt-trois
Il pleut. Ce matin, dans le jardin de la maison de A., l’automne semblait envelopper le monde, ou du moins le pays où nous nous trouvions, d’une infinie douceur. Il ne pleuvait pas. Et longeant la côte qui descend de la baie de Somme à… Read More
vingt-quatre octobre deux mille vingt-trois
Le scandale, pour qui fantasme, c’est que le réel n’obéisse pas, mais qu’il résiste et ne soit pas aux ordres, se refuse, s’échappe, lui échappe. Pour qui fantasme (et la politique est l’une des espèces de ce genre qu’est le fantasme), la réalité a toujours… Read More
vingt-trois octobre deux mille vingt-trois
Champs où paissent les vaches, prés où broutent les moutons, et mon cœur qui saigne de ne plus rien aimer du tout. Précis de grammaire, on dirait, à chaque espèce son verbe. J’exagère. À supposer que j’aimasse quelque arpent du pays qui m’a vu naître,… Read More
vingt-deux octobre deux mille vingt-trois
Il y avait une femme dans l’image que le miroir reflétait. Elle avait les cheveux noirs et gris, la chair de son visage semblait molle et le teint en était très pâle qui faisait ressortir le rouge de ses lèvres légèrement asymétriques. Elle se tenait… Read More
vingt octobre deux mille vingt-trois
Le faux s’avère. Et, avec cet avèrement, c’est la possibilité même de croire quelque chose, de se fier à quelque chose, qui est niée. Or, ce scepticisme radical n’est pas ce qui permet de construire la connaissance en la purifiant de l’erreur, comme c’était le… Read More
dix-neuf octobre deux mille vingt-trois
Toujours les frissons. Et n’est-ce pas moi qui me les cause à moi-même, ces frissons ? Je parle tout seul. Que je me parle à moi-même, faute de quelqu’un à qui parler, ou que je lise à haute voix tout ce que j’écris, accroisse le sens… Read More
dix-huit octobre deux mille vingt-trois
Fais quelque chose de ta vie ! M’étant entendu dire cela, hier, pour la énième fois de ma vie, j’ai arrêté de compter les fois, mais celle-là n’était pas différente des autres fois, peut-être un peu plus explicite, oui, peut-être, mais au fond pas différente des… Read More
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