All posts filed under “Journal

dix septembre deux mille vingt-trois

Tacet ou ta gueule ? Quelle est la différence ? Je ne sais plus quoi faire pour obtenir le silence. Ce n’est pas mot à mot la phrase à laquelle j’avais pensé. La phrase à laquelle j’avais pensé, je l’ai oubliée. Il faudra donc que je me… Read More

neuf septembre deux mille vingt-trois

Si les sous-titres étaient à peine plus gros, depuis la fenêtre de la cuisine, je pourrais suivre le film que, de l’autre côté de la cour intérieure, la voisine regarde. C’est un film avec Jeff Goldberg. Mais lequel ? Y a-t-il un acteur qui s’appelle Jeff… Read More

huit septembre deux mille vingt-trois

Il suffit de leur jeter un os pour qu’ils le rongent. Il flotte dans l’air cette odeur répugnante, caractéristique de la grande ville qui s’effondre, un mélange étourdissant de parfums bon marché aspergé comme à la télé, rejets de pot d’échappement, fumées de tabac, jets… Read More

sept septembre deux mille vingt-trois

Je n’ai pas déballé le sac dans lequel se trouvent les livres que j’avais pris pour les lire pendant les vacances, les livres que j’ai achetés en vacances et ceux que j’ai pris dans ma bibliothèque de Marseille pour les ramener avec moi à Paris.… Read More

six septembre deux mille vingt-trois

De moi on ne dira rien du tout. Je me tiens dans la chambre silencieuse. Vrombit le moteur du ventilateur. Sans doute je me cache du jour. De l’enfer bruyant dans lequel plonge le monde extérieur. Qu’il existe en effet puisque tel est mon destin.… Read More

cinq septembre deux mille vingt-trois

L’autre jour, confronté à un acte de barbarie caractérisé — des gens qui picoraient du raisin à même la grappe commune au lieu de s’en couper une rafle afin de consommer les grains par devers soi —, je n’ai pas bronché. Pas plus que je ne… Read More

quatre septembre deux mille vingt-trois

De l’autre côté du boulevard du Montparnasse, devant la boutique Alain Afflelou, symbole de la réussite à la française, deux clochards se battent. Un des hommes noirs qui patientent là sur le banc en attendant la commande digitale intervient pour les séparer. Et puis, quand… Read More

trois septembre deux mille vingt-trois

J’ai perdu. J’ai bien conscience que ce qui a du succès n’a rien à voir avec ce que je fais et ce que j’aime, j’ai bien conscience que les idées qui sont considérées comme pertinentes n’ont rien de commun avec les miennes ou celles dont… Read More

deux septembre deux mille vingt-trois

Parfois, un jour comme aujourd’hui, par exemple, ce journal m’agace au plus haut point parce qu’il me rappelle que j’existe. À cause de lui, cette existence qui est la mienne, je ne puis pas l’oublier tout simplement, faire comme si je n’étais pas là, comme… Read More

premier septembre deux mille vingt-trois

Si j’écris, je vais encore me plaindre, me répandre en jérômiades, je n’ai pas envie d’écrire. Pourtant, ce matin, j’ai écrit dix lignes et un tiers de ligne sur la page la plus dense, comme quelqu’un me l’a fait remarquer il y a quelques jours,… Read More