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vingt-et-un août deux mille vingt-trois

Le retour à la vie normale a toujours quelque chose d’étrange : pendant son absence, le monde est demeuré le même et, alors que soi-même l’on s’est trouvé changé, métamorphosé quelquefois même, ces gens qui le peuplent que l’on a quittés, eux, sont identiques. L’absence n’a… Read More

vingt août deux mille vingt-trois

Passant en bateau devant Andes, je me suis souvenu de mon rêve de devenir un poète berger postmoderne s’exprimant dans quelque patois du futur. Pourtant, d’île, comme dans mon rêve, il n’y en avait il n’y en avait guère, « guerre » ai-je tout d’abord écrit, près de… Read More

dix-neuf août deux mille vingt-trois

Le point d’abstraction auquel je me trouve ne fait pas que je transpire moins, ni ne sente mauvais. Quelque chose à voir, ai-je envie de dire, ici, avec la raideur du sexe de Zeus qui, s’étant déguisé en serpent, on en voit la queue, deux… Read More

dix-huit août deux mille vingt-trois

Les mortels changent plus vite désormais que les vieilles villes qui les abritent. Les habitent-ils vraiment ? On peut en douter. Là où demeurent des pierres encore, à la rigueur les unes empilées sur les autres, qui dessinent une architecture, quelque forme qui a du sens,… Read More

dix-sept août deux mille vingt-trois

Au réveil, accablé par l’impression d’avoir été brûlé par la chaleur de la veille, j’ai écrit un poème de quelques lignes dans mon petit carnet noir. De nouveau écrivant, à présent, au début de la nuit, je n’ai pas envie de le lire, me suffisant… Read More

seize août deux mille vingt-trois

Écume de moi sur le noir de mon tricot, quant à leurs tombes, sur elles, j’avais déposé deux fleurs, l’une rouge Saba, l’autre blanche Svevo, ramassées là par terre après la tonte de la pelouse, sous la chaleur écrasante de l’été adriatique et les attaques… Read More

quinze août deux mille vingt-trois

Ère des croisements, l’Europe sans frontières semble être un non-sens. Du moins, est-ce la remarque que je me fais, en cette fin d’après-midi, dans la jardin public Muzio de Tommasini de Trieste. L’absence de frontières n’a aucune portée universaliste, mais réduit tout à sa dimension… Read More

quatorze août deux mille vingt-trois

Ce matin, avant de partir de Brescia, dans le hall de l’Hotel Vittoria, à la télévision allumée sans le son, j’ai confondu odio et iodio, ce qui est tout à fait mon état d’esprit. Lequel esprit, voyant cette émission, ne s’est pas fait remarquer qu’il… Read More

treize août deux mille vingt-trois

Je suis loin mais pas assez loin. Ce qui me rapproche trop encore, outre le réseau qui rend présente la même chose, la chose unique, ce qui me rapproche, c’est la langue. Le fait que je comprenne cette langue, qu’une ne fois quitté le pays… Read More

onze août deux mille vingt-trois

onze août deux mille vingt-trois Rêves hantés par des fantômes venus d’un passé plus ou moins proche, les visages de S. et de M. se mélangent dans une lointaine mascarade. Peut-être la cause en est-elle que je n’ai plus d’amis à qui me confier, plus… Read More