Objets de détestation : s’en défaire. Que je déteste ou non telle chose, cela ne change rien à cette chose même, mais beaucoup à moi ; l’objet se retournant en quelque sorte contre moi-même, faisant de moi, sinon le détestable, sinon le détesté, n’abusons pas des mots,… Read More
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vingt juillet deux mille vingt-trois
Un an et un jour à Paris, et je m’y sens chez moi. Comme je ne suis de nulle part (ainsi que je le notais hier, mes entreprises pour être quelque chose d’autre que simplement moi, c’est-à-dire : un x ∈ X, ont toutes échoué, peut-être… Read More
dix-neuf juillet deux mille vingt-trois
Qu’est-ce que je suis ? Pour moi, ce n’est pas une question, pas vraiment, du moins pas au sens où les gens qui se la posent, me la posent, l’entendent. Hier, pour la première fois depuis dix mois que j’écris pour le journal, j’ai reçu un… Read More
dix-huit juillet deux mille vingt-trois
J’inaugure un nouveau carnet pour mettre en œuvre ma décision d’hier concernant le positif. Y note quelques phrases qui résument ma façon nouvelle de voir les choses. En fait, non, elle n’est pas nouvelle, cette façon de voir les choses ; dans ces phrases, c’est un commencement… Read More
dix-sept juillet deux mille vingt-trois
On ne se sauve pas du néant, pas plus qu’on en fait sa demeure. La bêtise est la matière même de notre civilisation. Peut-être, dans mille ans, s’il se trouve encore des historiens assez obséquieux pour nous étudier, les faits paraîtront-ils sous un jour différent,… Read More
seize juillet deux mille vingt-trois
Quand frappe la vacuité de toutes choses, c’est le moment d’écrire, je crois. Quelque chose vibre dans l’air, à l’endroit même où ce qu’il y a de plus normal sur terre ne le semble plus, mais exactement le contraire : privé du moindre sens, inepte, bouffe.… Read More
quinze juillet deux mille vingt-trois
On peut se passer de tant qu’on peut se contenter de presque rien, c’est certain. Mais est-ce souhaitable ? Je n’en sais rien. Tout doit être une question de degrés, et d’équilibre, je suppose, qui on offense, qui nous offense, la quantité de pardon à laquelle… Read More
quatorze juillet deux mille vingt-trois
Tout a un prix, et c’est cette réduction à la valeur d’échange qui fonde la fongibilité universelle : tout peut être consommé et échangé contre tout. Peu importe le sens, c’est ce en quoi elle lui est supérieure, la valeur dispense du sens. Ainsi, personne ne… Read More
treize juillet deux mille vingt-trois
treize juillet deux mille vingt-trois La prise d’armes de la Légion étrangère au jardin du Luxembourg, comme tous les 13 juillet, semble-t-il, me donne l’occasion de réfléchir au sentiment national qui anime Daphné. Des choses simples, j’entends, comme, par exemple, son goût pour l’hymne, son… Read More
douze juillet deux mille vingt-trois
Une des choses que j’aime le plus chez Proust, c’est sa façon de dire « hélas », dans le roman comme dans la vie. Dans la Recherche, il ne faut pas attendre plus de quelques pages pour le lire : « Après le dîner, hélas, j’étais obligé de quitter… Read More
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