Passé la journée à essayer de sauver des restes de vies passées, papiers, photographies, livres, tableaux. Faire des cartons, remplir des sacs, faire tenir des choses dans des choses qui ne les contiennent pas. Le soir, une fois de retour à l’appartement que nous louons à Marseille, une faute de frappe ou un trou de mémoire, sinon les deux, m’interdisent l’accès à mon propre ordinateur. Je suis bloqué. C’est stupide. Je suis fatigué. Rabaissé à la médiocrité la plus crasse par une technologie qui semble exiger de moi que je prouve qui je suis. Mais le sais-je seulement, qui je suis ? Envie de ne plus être ou d’être, je ne sais pas.

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