Il fait chaud à Marseille, mais pas trop, et je me sens bien à Marseille, mais pas trop. Les deux « pas trop », toutefois, ne se recoupent pas : ce n’est pas le pas trop du chaud qui implique le pas trop du bien, ni même le… Read More
All posts by “Jérôme Orsoni”
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Bonnes Mères, 2. — Écrit le premier poème de Bonnes Mères, même si c’est en fait le second, le premier, je ne l’avais pas écrit in situ, mais in spiritu, seulement, alors celui-ci est réellement le premier, car il est écrit à la fois in… Read More
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Faut-il croire en quelque chose pour écrire quelque chose ? J’entends : autre chose que soi-même, qui n’est pas une chose, mais quoi ? Je ne sais pas. Rien ? Sans doute. C’est-à-dire : pas une chose, pas une entité, qui dirait que l’air est une chose, l’eau, une entité ?… Read More
19825
Absolument rien. Départ pour Marseille demain. Dans mes notes, je retrouve ce poème de Ryōkan : « Après avoir quêté durant une journée, / je rentre m’enfermer dans ma pauvre cahute. / En brûlant du menu bois garni de ses feuilles, / tranquille, je récite des vers… Read More
18825
S=P-1. — La conscience fatigue. Pourrais-je oublier que l’existence est étrange, et vaine ? Pourrais-je me dispenser de penser ? J’observe un homme faire son lit dans sa mansarde. La fenêtre est ouverte, il y a de la lumière qui vient de l’intérieur de la pièce et… Read More
17825
Eschatologie de la patience. — Quoi que tu fasses, tu ne sauveras pas le monde. Et il n’est pas même sûr que tu te sauves toi-même. Surtout pas si « être sûr de se sauver soi-même » signifie « être en sûreté ». Est-ce défaitiste que de tenir pareils… Read More
16825
Question d’équilibres, l’existence. Combien il faut dépenser pour penser. Combien il faut refuser pour accepter. Combien il faut se défaire pour faire. On ne peut pas ingurgiter n’importe quoi. Le mot de régime est d’une polysémie des plus intéressantes : la règle et la consommation ne… Read More
15825
Ferragosto. — Presqu’île dans l’archipel de nos misères, le silence est quasi absolu entre deux moteurs à explosion ; — on ne s’entend même pas pleurer. Odeurs pécorines émanent de mon corps, effluves de chaleur : à partir de quelle température la graisse commence-t-elle à fondre au… Read More
14825
Célébrer. — Si difficile de voir le monde autrement que par son propre prisme, le petit trou de sa lorgnette. Mais comment voir différemment ? Comment s’y prendre ? Et par quel autre bout regarder l’univers ? Depuis quel point de vue supérieur tout voir d’un coup d’œil ?… Read More
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Il fait de plus en plus chaud. — Aucune théorie critique de la société de consommation n’a jamais contribué à la fin de la société de consommation ; c’est la société de consommation elle-même qui induira à terme la fin de la société de consommation. Est-ce… Read More
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