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Quinze mars deux mille vingt-quatre.

Tombé, 2. — Quand je suis finalement allé voir dans l’angle mort, il n’y avait rien. Avant mon passage, y avait-il eu quelque chose ? Cela, je ne le saurai jamais. J’ai regardé cet endroit d’une banalité humide, où le soleil ne vient jamais réchauffer le… Read More

Quatorze mars deux mille vingt-quatre.

Tombé. — J’ignore de quelle nature est ce corps qui vient de tomber, et même si c’est bien un corps qui vient de tomber. Je sais que quelque chose vient de tomber, j’ai entendu cela faire un bruit sourd en touchant le sol depuis l’endroit d’où… Read More

Treize mars deux mille vingt-quatre.

Hier, au moment de me coucher, j’ai une idée qui me revient cycliquement. Évidemment, après que je l’ai eue, j’ai le plus grand mal à m’endormir. Je tourne et me retourne dans mon lit, je pense à autre chose, écoute le morceau que G. envoie… Read More

Douze mars deux mille vingt-quatre.

Un bol de riz complet, des filets de maquereau, le tout à l’huile d’olive, un pamplemousse, rose, comme mon eau de toilette, de Corse, comme moi, ne sont pas un menu de Carême mais y ressemblent toutefois. Il pleut. J’ai froid. Ce mardi, douzième jour… Read More

Onze mars deux mille vingt-quatre.

Oui. — Le sens de la vie consiste en ceci : découvrir quelque chose que l’on puisse faire tous les jours qu’il nous est donné de vivre jusqu’à notre mort, et le faire. Le sens de la vie consiste à répondre sans tricher ni se mentir… Read More

Dix mars deux mille vingt-quatre.

Au lieu de Salon du Barbecue, sur le bus, je lis Salon de la Barbarie. Et, proximité paronymique relative aidant, dans un premier temps, cela ne me choque pas le moins du monde. Ce n’est qu’ensuite, le bus passant devant moi, que je prends conscience… Read More

Neuf mars deux mille vingt-quatre.

J’ai envie d’impossible. Et tout est possible. Tout est trop possible. (Le possible véritable, c’est l’impossible.) L’unanimisme sous contrainte des jours derniers ne m’inspire que profond ennui — bâillement à m’en décrocher la mâchoire (et, écrivant ces mots, je bâille) —, d’autant qu’il n’est que… Read More

Huit mars deux mille vingt-quatre.

De loin, je ne sais pas si cette masse sombre autour de laquelle s’affaire un groupe de pigeons est le cadavre d’un enfant ou un sac poubelle. Je suppose que c’est un sac poubelle parce que c’est ce que l’on est habitué à trouver, par… Read More

Sept mars deux mille vingt-quatre.

Tous les moyens sont bons pour écrire, je les emploie. Remarques manuscrites de longueurs diverses dans les carnets (d’un mot à plusieurs pages entières sans sauter de ligne), notes tapées dans une application prévue à cet effet sur mon téléphone portable, textes écrits sur mon… Read More

Six mars deux mille vingt-quatre.

Je peux laisser une empreinte noire dans le soleil ou est-ce mon ombre ? J’ai chaud, et puis j’ai froid, et puis j’ai chaud, non, je n’ai pas chaud et puis, mais un rayon de soleil vient nous réchauffer, non pas le cœur, dis-je à Daphné,… Read More