Aujourd’hui, je crois que je ferais mieux de ne pas écrire. Le simple fait d’écrire cette phrase semblerait réfuter le contenu, mais non, ce n’est pas vrai, j’exprime une sorte de souhait que je ne suis pas : je ferais mieux de ne pas, mais je… Read More
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quatre février deux mille vingt-quatre
Fatigué d’être fatigué. Le jour, j’ai froid, la nuit, j’ai chaud, le jour, j’ai sommeil, la nuit, je dors mal, et tout tourne à l’envers ou de travers ou est détraqué ou est ridicule ; — c’est fatigant. La preuve : je suis fatigué, fatigué d’être fatigué.… Read More
trois février deux mille vingt-quatre
Cet hiver semble une longue succession de désagréments, laquelle offre pour unique perspective de se survivre à soi-même dans l’incertaine clémence du temps à venir. Bruine, et j’ai l’impression que la pluie se glisse sous ma peau, me glace. Pourtant, il ne fait pas froid,… Read More
deux février deux mille vingt-quatre
La nullité me donne des frissons. Et Dieu sait qu’elle est nombreuse. De littéraux frissons ; — je les sens qui parcourent mon corps quand je me trouve au contact de la nullité, mais je ne sais pas quoi en faire, de ces frissons, et peut-être… Read More
premier février deux mille vingt-quatre
Il ne faut pas faire d’enfants. D’ailleurs, on ne fait pas des enfants, on met au monde des personnes, lesquelles commencent par être des enfants, c’est-à-dire infans, qui ne parle pas, ce qui ne dure guère plus de deux ans, après quoi, ça parle. Si,… Read More
trente-et-un janvier deux mille vingt-quatre
Une voie mais laquelle ? La voie qui se tait ? Sans unité précédente, nul fragment, mais comment dire alors cette condition des choses telles qu’elles sont ? Même pas des épaves, lesquelles présupposent encore quelque chose perdue, quelque navire foutu, des éparses, peut-être, éparpillées à la surface… Read More
trente janvier deux mille vingt-quatre
Une langue est-elle morte ou sa cause, perdue ? Sa cause, ou la nôtre ? C’est qu’il y a causer et causer. Et qu’on ne sait si c’est la même chose. Causa, cosa, un goût prononcé pour la prononciation ; — faut-il ou coi tolérer les accents ? Parla… Read More
vingt-neuf janvier deux mille vingt-quatre
Rien, et tant. Des siècles et des kilomètres en une fraction de seconde. Je voyage. D’ici à la fin ou au fin fond du monde, je ne sais pas. Parfois, la distance parcourue, on peut la sentir, la sentir à l’invraisemblable réalité de tout ce… Read More
vingt-huit janvier deux mille vingt-quatre
Vingt-huit jours sans alcool : janvier abstème. C’est un peu tôt pour la lucidité absolue — je n’ai encore que des éclairs —, mais c’est assez pour avoir le sentiment de me rendre à moi-même. Est-ce que l’abstinence me rend plus facile à vivre ? Non, je… Read More
vingt-sept janvier deux mille vingt-quatre
Quelque chose, mais rien. Est-ce grave d’attendre ce qui ne vient pas ? De l’attendre et que cela ne vienne pas ? Je ne sais pas. Je manque de nourriture en ce moment, lis peu, voire pas du tout, ne trouve personne à qui parler, et à… Read More
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