Toujours les frissons. Et n’est-ce pas moi qui me les cause à moi-même, ces frissons ? Je parle tout seul. Que je me parle à moi-même, faute de quelqu’un à qui parler, ou que je lise à haute voix tout ce que j’écris, accroisse le sens… Read More
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dix-huit octobre deux mille vingt-trois
Fais quelque chose de ta vie ! M’étant entendu dire cela, hier, pour la énième fois de ma vie, j’ai arrêté de compter les fois, mais celle-là n’était pas différente des autres fois, peut-être un peu plus explicite, oui, peut-être, mais au fond pas différente des… Read More
dix-sept octobre deux mille vingt-trois
Les frissons, encore qu’il fasse un peu froid, cette fois, c’est la musique qui les cause. Et je me love dans cette douceur nouvelle, fraîche. Je vais courir dans le jardin après avoir écrit dès le matin et, courant, ne cesse d’écrire, note les phrases… Read More
seize octobre deux mille vingt-trois
On nous promet l’effet waouh ! et puis qu’avons-nous ? rien du tout. Les mêmes gens qui disent les mêmes choses au sujet des mêmes choses, s’expriment au nom de dieu sait quelle idéologie — la vérité, c’est que dieu lui-même ne veut pas le savoir —,… Read More
quinze octobre deux mille vingt-trois
J’ai des frissons, et je ne sais pas pourquoi. Pas la fièvre, pas même froid, non, le temps de cet automne naissant enfin se trouve être parfaitement à mon goût, et pourtant quelque chose tremble le long de ma colonne vertébrale, me secoue un peu… Read More
quatorze octobre deux mille vingt-trois
La lumière étant parfaite, ce matin, ce matin, j’ai eu l’idée d’aller prendre des photographies. Mais les photographies que j’ai prises, ce matin, ce n’étaient pas les photographies que je voulais prendre. Quand j’ai pris mon appareil photographique pour prendre les photographies que je voulais… Read More
treize octobre deux mille vingt-trois
Hier au soir, Daphné m’a demandé si je savais ce que voulait dire « Shoah » et comme, sachant qu’elle le savait, je savais que c’était une question rhétorique, je lui ai répondu : « Catastrophe ». Et sa passion pour l’histoire m’a ému, un peu plus que d’habitude peut-être,… Read More
douze octobre deux mille vingt-trois
Lamentations, requiems, messes pour les trépassés, non pour apaiser mon chagrin, mais pour tâcher de l’approfondir, de toucher le fond, c’est-à-dire. Toucher le fond, qu’est-ce à dire ? Ne sais, mais cherche. Sans rien dire, parfois, ou bien en écrivant avant que les nerfs lâchent ou… Read More
onze octobre deux mille vingt-trois
Défasciser l’esprit (derechef). — Dans la conscience collective, le Juif est une victime. Si l’image fantôme qui s’efface d’enfants, et de leurs mères et de leurs pères, vêtus de pyjama rayé, prisonniers derrière les barbelés d’Auschwitz, aura permis à l’Occident de prendre conscience de la… Read More
dix octobre deux mille vingt-trois
S’estimer heureux d’être en vie ; est-ce tout ce que le genre humain peut espérer de l’existence ? Trouver sa joie unique dans la survie, la non-mort au jour le jour. Et ce pur phénomène, ne serait-ce pas l’abolition de l’histoire, sa reconduction au néant d’un temps… Read More
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