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13.6.17

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Ce matin, réveil à 5h. Pas d’insomnie, cette fois, non, mais un hélicoptère qui tourne dans le ciel de Paris. Comme hier, toute la journée. Le sentiment qui résulte du bruit des pales qui résonnent dans le ciel vide, se rapprochent de toi et puis s’éloignent, est une sorte de mélange morne entre la normalisation de l’état d’urgence qui va de pair avec l’affaissement de la démocratie (contrairement à ce que les médias amassés en éloge laissent entendre, le raz-de-marée ressemble plutôt à un désert et, si, comme on peut le supposer, la politique continue d’être faite comme elle l’est depuis plusieurs années, bientôt, plus personne n’ira voter, que les décérébrés) et la muséification d’une ville qu’on survole, protège, vend au plus offrant (un émir arabe ou une star américaine), mais qui, à force de ressembler à la carte postale qu’elle doit être (pour attirer toujours plus de touristes, les grandes manifestations, G7, JO, et caetera) ne ressemble plus à rien. J’écris quelques phrases au lit pour les utopies (un aphorisme ? peut-être) et puis je me lève pour lire Dublinesca de Vila-Matas (ir a celebrar los funerales de la galaxia Gutenberg). Jeudi, je ne crois pas que j’irai célébrer les funérailles de la galaxie Gutenberg, mais nous prendrons un avion pour Dublin. Pas un hélicoptère.

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