11.6.18

Ce matin, j’ai commencé un nouveau livre. C’est un livre comme je les aime, sans plan ni objet. Je peux bien dire que j’y parle de quelque chose, mais comme tout ce qui est bon sur cette terre, c’est avant tout une expérience. J’allais sortir courir, quand l’idée m’en est venue. J’ai écrit quelques phrases avant de sortir et le livre a continué de s’écrire en courant. En composant mentalement une petite bibliothèque portative, provisoire, qui pourrait tenir dans une cabane, et qui va m’accompagner durant l’écriture du livre. Je prends aussi un certain nombre de décisions, que je consigne dans le livre, qui elles aussi m’accompagneront pendant l’écriture du livre. L’expérience est ainsi riche de l’écriture du livre, de la bibliothèque portative qui accompagne l’écriture du livre et des décisions relatives au corps de l’auteur du livre. C’est un livre comme je les aime parce que c’est un livre que j’écris tout haut (un peu comme on dit je pensais tout haut). Bientôt, j’en ai trois pages, et c’est déjà beau. Moins, certes, que de commencer un livre dont on ne sait pas où il nous conduira.

8 km, me dit le registre des courses.

 Il pleut. Averses.

Garde-toi bien d’avoir un sujet.

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