21.2.19

— Ironique.
— Iroquois ?
— Nique.

Est-ce une question de lumière ?

Depuis plusieurs jours, obsédé (bien) par la Méditerranée. Ce qui n’est tout à fait nouveau, mais revient cycliquement. Comme chaque fois que cela m’arrive, je me dis qu’il faudrait que j’en fasse quelque chose, sans rien en faire au final. Cette fois, évidemment, je me dis que ce sera différent. Et après tout, pourquoi pas ? J’aime les gens, cette ville, Marseille, les gens de Marseille, même s’ils sont bizarres, fous, déroutants, je les aime. Enfin, en ce moment, je les aime. Mais comme j’ai décidé d’aimer tout le monde, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Ce que j’aime, sans aucun doute possible, c’est la Méditerranée. Fasciné par la lumière, l’éclat, même relativement pâle, l’hiver, de l’univers, les odeurs, les couleurs, les atmosphères. Envie de ne rien faire, simplement de vivre, n’est-ce pas ce qu’il y a de plus beau, qu’un endroit, un climat, une région donne envie de vivre plutôt que de faire quelque chose. C’est la scholé de Socrate. J’en parle dans l’un des cahiers de mes habitacles. Le temps dégagé des lourdeurs, du temps affairé, du temps consacré aux affaires, et que l’on passe à parler, pieds nus, parce qu’il fait chaud, que les cigales chantent. Est-ce un hasard si la philosophie est née ici ? Dans ce climat-ci ? Peut-être qu’il n’y a que des hasards. Peut-être qu’il faut savoir vivre pieds nus quand il fait chaud pour philosopher.

Est-ce à dire que tu ne peux pas philosopher en chaussettes ?

Les doigts de pieds en éventail.

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