comment 0

7.3.19

Le bleu de la Méditerranée (le ciel et la mer), la lumière entre le bleu du ciel et le bleu de la mer, la lumière qui se trouve partout, tout le temps ou presque, les idées claires, la lucidité, dire la vérité ou, du moins, ce que l’on tient pour, les géométries simples, lignes pures, franches, le jaune (la couleur des mimosas), pouvoir lever les yeux de sa table de travail et regarder par la fenêtre pour voir un morceau de paysage, lutter contre le kitsch, l’excès de graisse, de sucre, de niaiserie, reconnaître sa propre bêtise pour réduire la quantité totale de bêtise dans l’univers, après avoir purgé sa peine, Apollon n’eut de cesse de répéter : « Connais-toi toi-même », « L’excès est un défaut », apprécier le silence même quand il y a du bruit, apprendre à se taire (aussi), la discipline que je me suis inventée, Adolf Loos, entre autres.

« Dans ma dernière chronique, écrivait Adolf Loos en 1898, j’ai émis des propositions non conformistes. Ni l’archéologue, ni le décorateur, ni l’architecte, ni le peintre ou le sculpteur n’ont à aménager nos logements. Mais alors qui doit le faire ? Ma réponse sera très simple : que chacun soit son propre décorateur. Dans ce cas, bien entendu, nous ne vivrons plus dans des appartements “de style”. Mais ce “style”, le style entre guillemets, n’est pas du tout nécessaire. Qu’est-ce d’ailleurs que ce style ? Il n’est pas facile à définir. À mon avis la meilleure réponse est celle que je tiens d’une excellente maîtresse de maison qui, comme on lui posait cette question, déclara : “Quand il y a une tête de lion sur la table de nuit, et que cette tête de lion est répétée sur le canapé, sur l’armoire, sur les lits, sur les sièges, sur la table de toilette, bref sur tout ce qui meuble la pièce, on dit qu’elle a du style.” Franchement, messieurs les artisans, n’avez-vous pas largement contribué à répandre dans le public ces conceptions absurdes ? Il ne s’agissait pas toujours d’une tête de lion. Mais vous n’avez cessé de surcharger tous les meubles soit d’une colonne, soit d’un bouton, soit d’une balustrade, toutes choses que vous allongez, raccourcissez, épaississez, amincissez à votre guise. »

Mars. Baie vitrée ouverte. Rayons de soleil. Mes contemporains m’inspirent des chansons comiques. Dans la voiture, la ramenant, cependant qu’elle mange son pain au chocolat, je chante pour Daphné, qui rit.

J’ai un grelot
Dans le ciboulot
J’ai un grelot
Il est tout mou
Quand je le secoue
Ça fait des remous.
J’ai un grelot
Dans le ciboulot
J’ai un grelot
C’est rigolo
Quand je le secoue
Ça me rend tout fou.

Rentrée à la maison, Daphné fait des rimes dans la cuisine.

IMG_20190307_101802

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.