il y a de la brume accrochée à la falaise

La place du mort
c’est là ou le désert
se faire violer à l’arrière
d’un véhicule à l’arrêt
tout le monde a tort
de vouloir une nouvelle vie
d’espérer un nouveau monde
un nouvel ordre de nos désirs
nos regards s’achèvent sur le pas de nos portes
derrière lesquelles
monastère ou bien mouroir
nous nous replions cloîtrés
où les on-dit qu’on colporte
font des gens des cloportes
que pense 72% de l’humanité
ou 72% de moi-même sur n’importe quel sujet ?
il y a de la brume accrochée à la falaise
au sud
verte et calcaire
un coup d’œil à ces cieux
ne prouve rien du tout
sinon qu’il n’y a nul dilemme
nous vivons toutes nos vies à genoux.

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Déclameur : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs primaires (et partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.