soif immorale

Soif immorale
de passions callypiges
les autres se font
des frissons de que dalle
s’imaginent des drames
qui n’existent pas
mais moi quand je te regarde
je vois la chair dans le marbre
les corps qui dansent
sans halte
les parfums parthénopes
et les odeurs de feu
le bois de la déesse
et le silence en bas
j’essaie de me poser une question
que je ne trouve pas
me souviens de l’argent
que nous n’avions pas
de tout ce qui se perd
dans les rues de naples
qu’on l’aime ou
qu’on ne l’aime pas
la ville aux millions
de pas
l’amour est là.

Déclameur : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs primaires (et partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.