5.12.20

Gueule de bois. Vers la fin de la matinée, avec Daphné, j’écoute Tassis Christoyannis chanter Reynaldo Hahn, le bon ami de Marcel Proust, comme je le lui dis, À Chloris et puis L’heure exquise. Aussi l’oratorio de Noël de Bach, Jauchzet, frohlocket ! (Gardiner) et une chorale quelconque qui chante We wish you a merry christmas, Daphné apprenant l’anglais à l’école. Sinon, rien. Envie de dormir éternellement, mais je garde les yeux ouverts. Enfin, je crois. Je vérifierai demain s’ils l’étaient bien.

S’il est vrai, Chloris, que tu m’aimes,
Mais j’entends, que tu m’aimes bien,
Je ne crois point que les rois mêmes
Aient un bonheur pareil au mien.
Que la mort serait importune
De venir changer ma fortune
Pour la félicité des cieux !
Tout ce qu’on dit de l’ambroisie
Ne touche point ma fantaisie
Au prix des grâces de tes yeux.