Mémoire, désastre, et caetera

calque bleu sur mes yeux fatigués
où quelque part quelquefois
une vache explose
c’est tout un paysage alors
qui s’efface
sous les paupières blanches de la nuit close

dans le mémoire des astres où je m’égare
la mémoire est un désastre qui ne crie gare

à la fin de l’ère compulsive
il n’y aura plus rien
que des rimes sibyllines
et des histoires de parfum

dans le mémoire des astres où je m’égare
la mémoire est un désastre qui ne crie gare

chant des mines privées de muses
là c’est autre part autrefois
l’inversion de la tendance
et le débordement du dehors
qui entasse
les cadavres où que tu danses