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10.2.17

10.2.17

Marée visqueuse des éloges journalistiques à propos d’un livre dont l’auteure est victime du régime politique de son pays. — Remarque comme ce sont toujours les mêmes adjectifs qui reviennent dans la presse : « salutaire », « lumineux », « jubilatoire », et tous les autres qu’on répète toujours,  comme s’ils étaient interchangeables, les mêmes mots qui sont imposés par un discours préconçu, sans intention de la part de celui qui rédige, lequel se contente en fait de dire ce qu’il faut qu’il dise en fonction des circonstances. L’esprit du moment, de l’époque, le fameux Zeitgeist, est tout sauf une manifestation de l’esprit. Il en est devenu la négation.

Oh, mais oui ! Je suis pour la liberté de la presse. Je suis tellement pour que je crois qu’il ne faudrait pas envoyer les ouvrages aux journalistes pour qu’ils les lisent avant de décider d’écrire ou non un article à leur sujet, mais les laisser libres, au contraire, d’écrire ce qu’ils veulent ; en effet, il me semble que le livre les contraint, là même où ils pourraient donner libre cours à leur imagination.

C’est le mauvais esprit qui parle en toi, Jérôme, seulement le mauvais esprit. Ne crois pas que ce soit en ironisant que tu échapperas à la dure actualité du monde réel.

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