2.3.17

2.3.17

Sans doute parce que je ne dors pas très bien en ce moment, je me souviens de mes rêves, de celui que j’ai fait il y a un ou deux jours, notamment, un rêve en italien : nous étions attablés Nelly et moi et nous nous servions des antipasti, ou quelque chose de ce genre, cependant que deux jeunes garçons d’adressaient à moi, trouvant, me disaient-ils, que je mangeais beaucoup, ce à quoi, moi, je leur répondais, sous forme de question, est-ce que ça vous pose un problème que je mange beaucoup ? et les faisais ainsi taire. Ensuite, un peu après le réveil, je me suis aperçu que les deux jeunes garçons du rêve, c’étaient mon frère et moi.

En rentrant du tournage d’une vidéo pour présenter le Feu est la flamme du feu, nous avons parlé, MD et moi, de quelque chose, je crois, comme la difficulté de vivre quelquefois, ce qui est un problème démesuré pour de frêles épaules comme les nôtres, humanoïdes que nous sommes, et que nous ne devons toutefois cesser d’affronter, difficulté de vivre, c’est-à-dire quand ça dysfonctionne, certes, mais quand ça fonctionne aussi, parce que tu n’y es pas forcément préparé, que tu ne sais pas comment faire, comment ça marche, comment changer ta façon de penser pour investir l’énergie dont tu disposes dans ce qui est en train de t’arriver, ce qui doit encore t’arriver. Je devais lui parler, aussi, de ma colère noire, ou très sombre, du moins, colère de ces derniers jours, colère encore accentuée hier par la défection d’un tiers, ou son abandon, peut-être que ce serait mieux de le dire ainsi, abandon qui est une chose très laide à subir mais, j’imagine, encore plus hideuse à faire. De toute façon : tant pis, me dis-je, je n’ai même pas envie de faire le moindre effort pour essayer de le convaincre de continuer ; preuve sans doute que je suis résolument un partisan de l’autogestion.