comment 0

4.10.17

admire la gestion déshumanisée des existences en masse
la forme des vies ne ressemble pas à des formes de vie
les guerres lasses sont perdues d’avance les automates cramoisis par l’ampleur étique de ce qui passe et dont il ne reste rien que des souvenirs anodins panoplie d’anecdotes décérébrées sans liens ni rime ni rien que du vent que dalle
la mort rythme le vide
du bruit ou le silence quelle différence
les gens ne sont pas leur visage mais ont la chair qui explose éclate trucidée de temps en temps histoire d’alimenter l’insipide chronique d’une geste désincarnée
voisins drogués familles sous antidépresseurs armée de chômeurs sans idées
c’est toute l’année le chant du progrès

« Ne soyez pas perturbés par le néant ». Dōgen Zenji, Shōbōgenzō

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.