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25.10.17

Après avoir renoncé hier à ma carrière de karatéka, traduit le nombre de pages (c’est une moyenne) règlementaire des araignées, ce matin, je suis allé courir, 10 kilomètres en un peu moins d’une heure. Ensuite, les pieds dans l’eau, je me suis dit, un 25 octobre, Marseille, ce n’est pas si mal que ça, quand même. Et maintenant : c’est la croyance en un moi intérieur qui a jeté le discrédit sur la météorologie, laissant au petit peuple sans cervelle le soin de disserter sur le temps qu’il fait, les intellectuels se considérant comme loin de ça, loin du temps qu’il fait. Et n’est-ce pas étonnant que ce soit un Méditerranéen comme saint Augustin qui ait rejeté Dieu à l’intérieur du moi pour en faire ce qu’il y a de plus intime, en même temps que de plus grand, alors que Dieu étant partout, on pourrait le trouver dehors, les pieds dans l’eau et pas nécessairement en soi, partout ailleurs, quoi ? tu autem eras interior intimo meo et superior summo meo, écrivit-il ainsi. D’accord, mais pourquoi toujours dedans alors qu’il y a tant de choses à voir au-dehors ? À force de se replier sur soi-même, en plus, on s’imagine que tout nous ressemble alors que tout change tout le temps, et qu’il est si bon d’en admirer les merveilles dans l’eau douce et salée de l’été qui n’en finit pas sur les rives de la Méditerranée.

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