7.2.18

Rien à haïr aujourd’hui. Et pourtant, pas de panne d’électricité. J’écris des poèmes dans mon carnet et je sors me promener, dans la ville tout d’abord, et puis sur la plage. Le vent souffle, claque l’air dans le ciel bleu pur de la Méditerranée. La lumière, les dégradés du ciel et de la mer, l’air frais, une impression immaculée dans l’atmosphère hivernale, tout conspire à te purifier, décongestionner le corps, l’esprit, et tout ce qu’il y a tout autour. Besoin de rien, donc, sauf l’air. Un peu plus tard, je regarde le vent souffler dans les branches du petit olivier sur le balcon. En arrière-plan, la mer et les îles : Frioul, If. Je pense à un autre poème, à son squelette, plutôt, des mots, plusieurs langues. Je vais m’asseoir au bureau et, toujours dans le même carnet gris, je l’écris.

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