26.5.18

Est-ce que tu crois qu’à force de commémorations, un jour, quelqu’un va vraiment revenir en arrière ? Ou bien se contente-t-on de commémorer pour passer (paradoxalement) le temps ? Comme, en cherchant bien, on finit toujours par trouver quelque chose à commémorer, on pourrait ne plus rien faire d’autre, ne plus rien vivre qui ne soit le souvenir de quelque événement qui a déjà eu lieu par le passé et, effaçant le présent, annulant l’avenir, arrêter (symboliquement, du moins, mais c’est déjà ça) le temps ?

Et le temps qu’il fait ?

Si tu dis Je préfère le temps qu’il fait au temps qui passe, tu ne parles pas du même temps, et ce n’est pas forcément la vérité. D’ailleurs, il n’y a pas de temps qu’il fait sans temps qui passe. Aussi, ne sont-ils peut-être pas si différents que ça. Le temps qui passe plus le temps qu’il fait, c’est le temps qui fait.