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7.8.18

Ce soir, il pleut.

Couru dix kilomètres. Ça monte, ça descend. Toujours l’impression que le vent souffle en sens inverse de ta direction. Ce qui est impossible quand tu vas et viens. Est-ce vraiment impossible ? Pourquoi pas ? Le vent tourne, comme on dit. Mais c’est une expression. Ah oui.

On peut facilement se prendre pour quelqu’un d’autre qu’on n’est pas. Le problème, c’est qu’il faut à la fois savoir se prendre pour quelqu’un d’autre et ne jamais se prendre pour quelqu’un d’autre. Il faut savoir se prendre pour quelqu’un d’autre sinon on ne ferait jamais rien, on se contenterait de ce avec quoi on est né, et on se contenterait de mourir — le nobliau — et il ne faut jamais se prendre pour quelqu’un sinon on devient quelqu’un de faux et d’abject — le parvenu. Il ne faut jamais s’accepter comme on est. Ce qui pousse toujours ailleurs. Même la recherche du corps parfait doit être mise à sac.

Destruction de la destruction.

Après avoir couru, je me suis douché, habillé, et je me suis assis à la table de la cuisine pour écrire cette entrée de journal. 6644 signes espaces compris plus tard, j’avais écrit des notes pour une théorie de la catastrophe individuelle. Quoi ? Oh, une sombre histoire de raté.

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