17.9.18

41 aujourd’hui.

Ce matin, après que Nelly est partie pour conduire Daphné à l’école, j’ai fait le ménage et puis je suis allé courir. Pour être tout à fait honnête, j’aurais préféré rester au lit, ne rien faire du tout, ou alors uniquement dormir, mais j’étais déjà debout. C’est le projet que j’ai formé hier, dimanche, pour cette semaine qui vient, d’ailleurs : dormir. J’aimerais presque ajouter que c’est le projet que j’ai formé pour la vie qui vient, ou ce qu’il en reste, mais peut-être qu’après avoir tant dormi, une semaine ou presque, j’aurais envie de me réveiller et de faire quelque chose de ma vie. Je ne crois pas. Je suis déjà en train de faire quelque chose de ma vie. Le seul problème, c’est que ce quelque chose-là ne marche pas. Et moi, je ne crois pas avoir envie de faire autre chose. Non. J’y pensais à l’instant même, en écrivant à Christian, dont c’est aussi l’anniversaire aujourd’hui : j’ai toujours pensé qu’arrêter d’écrire se ferait à la suite d’une décision de ma part, et que ça aurait de l’allure, que ce serait comme une manière de feu d’artifice, mais non, non plus, non, je vais continuer dans l’indifférence quasi générale. S’il suffit de traverser n’importe quelle rue pour trouver du travail, pourquoi ne suffit-il pas de traverser cette même rue quelconque pour trouver un éditeur ? Question stupide, évidemment, comme l’origine d’où elle provient. Mais n’est-ce pas l’époque qui est comme ça, stupide ? Comme moi. Je ne sais pas.

Le ciel, cependant qu’il brûlait, était magnifique.

Qu’est-ce qu’un mystère ? me demande Daphné.

Je voudrais m’assoupir dans un livre et n’en plus jamais sortir.

Comment appelle-t-on la femelle du génie ? La génisse ?

Chut.

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