18.9.18

Chut. Comme dans se taire, voilà qui est toujours plus facile à dire qu’à faire, non ? Comme si, face au choix de parler ou de se taire, on choisissait toujours de parler. Et puis, chut, c’est déjà dire quelque chose. Ou alors est-ce que je suis fatigué ? Peu dormi. Moi qui voulais ne faire que ça. Daphné qui nous a rendu la nuit impossible. On voudrait ne jamais se séparer. Et pourtant, il le faut. Dormir. Partir. On se retrouve et puis il faut recommencer.

J’ai repris la lecture de la Montagne magique. Enfin, repris, non, recommencé du début. C’est quoi ? La troisième fois ? Oui, je crois que c’est la troisième fois. Je note en lisant des noms de marques Maria Mancini, Gruaud Larose, des expressions l’éternité et trois jours, des phrases — Il n’y a pas du tout de temps », dit Hans Castorp, la langue pâteuse. Je n’ai rien à dire de plus. En ce moment, c’est dans ce livre que je voudrais m’assoupir pour n’en plus jamais sortir.

Suicidaires sans suicides.

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