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22.9.18

Pourquoi les éditeurs s’entêtent-ils à adresser aux auteurs dont ils ne veulent pas publier les livres ces inutiles courriers dans lesquels un être anonyme ou abstrait (le comité littéraire, les éditions pol) te répond — c’est ce que j’ai lu dans le courrier que j’ai laissé dans la boîte aux lettres ce matin avant de le foutre à la poubelle dans quelques jours — que, ne publiant pas beaucoup de livres, le tien ne saurait trouver place dans leurs collections ? Qui peut bien écrire des phrases si bêtes, niaises, médiocres, insipides, inutiles, et jetables, par conséquent ? Quel intérêt de parler si c’est pour ne rien dire ? C’est une maladie, me semble-t-il, comme s’il fallait toujours avoir quelque chose à dire. Mais non, moi, il y a d’innombrables sujets sur lesquels je n’ai rien à dire. Absolument rien. Le salut passe par là. Chez Grasset, on racontait qu’Yves Berger répondait aux mauvais manuscrits qui lui étaient adressés Monsieur, vous êtes à la littérature ce qu’un cul-de-jatte est à la course à pied, qui a au moins le mérite de faire preuve d’un peu d’esprit et de talent, à défaut de cette fausse et néfaste politesse, qui n’est rien, qu’un écran administratif et impersonnel pour ne pas avouer qu’on ne t’a pas lu ou que ce que tu fais, c’est de la merde. Le mépris le plus lisse du monde.

Asie, Asie, Asie chante Teresa Berganza sur une mélodie de Ravel / Klingsor. Au début. Meilleur remède que je connaisse (avec le soleil qui devient plus pâle après que l’été a passé). Et puis, à la fin : Je voudrais voir des assassins souriant Du bourreau qui coupe un cou d’innocent Avec un grand sabre courbé d’Orient ; Je voudrais voir des pauvres et des reines ; Je voudrais voir des roses et du sang ; Je voudrais voir mourir d’amour ou bien de haine, Et puis, m’en revenir plus tard Narrer mon aventure aux curieux de rêves, En élevant comme Sindbad ma vieille tasse arabe De temps en temps jusqu’à mes lèvres Pour interrompre le conte avec art… Immoral orientalisme.

Méditerranée. — Cette lumière, unique au monde, cette lumière qui est la lumière de la vie et du bonheur. Qui s’imprime sur tes perceptions. À travers laquelle, tu vois ; — même dans le noir. Même dans le noir.

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2 Comments

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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