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8.11.19

Passé la journée ou presque à composer et relire un livre dont l’idée m’est apparue soudain, hier en début de soirée, alors que j’envisageais la lecture d’en Patagonie de Bruce Chatwin. En fait, ce n’est pas vrai, j’avais déjà pensé à faire ce livre — Tout est de l’art —, mais je n’avais jamais pris la décision explicite de le faire comme ça, c’est-à-dire de détruire deux livres pour n’en faire plus qu’un. L’après-midi a été consacrée à la (re)lecture de ces contes, de ces histoires, je ne sais pas comment dire — est-ce que ça importe ? —, que je connaissais déjà, mais que je n’avais jamais encore considérés ainsi assemblés. Est-ce que c’est bien, est-ce que ce n’est pas bien ? Je n’en sais rien. La dernière fois qu’une personne dont c’est censé être le métier de publier des livres m’a dit qu’elle n’avait pas aimé mon livre, j’ai eu l’impression qu’elle ne répondait pas à la question que je lui avais posée en le lui adressant, et qu’ainsi nous ne nous comprenions pas. Ce dont je me doutais, à vrai dire. Est-ce que c’est bien, est-ce que ce n’est pas bien ? Ce n’est pas la question que je me pose. J’avais envie de faire ce livre. Depuis longtemps. Et j’y suis enfin arrivé. C’est le plus important. J’ai l’impression que c’est comme peindre un tableau : tous les éléments sont là, mais il manque quelque chose, presque rien, et quand on finit par le trouver, on ne peut rien dire d’autre que ça y est. C’est ce que je pense, mais je n’ai jamais peint de tableau, alors peut-être que je raconte n’importe quoi. J’ai laissé des textes de côté pour faire ce livre, mais il m’a semblé qu’il avait un sens, qu’il suivait un chemin. Et que ce chemin, c’est le mien. Cela peut paraître tautologique, mais je crois que non. Suivre un chemin, ce n’est sans doute pas la bonne expression. Si peu que j’ai failli écrire que c’était le genre de chemin qui ne menait nulle part. Non, ce genre de chemin, c’est celui qu’on trace. Il faut vraiment que j’oublie cette métaphore du chemin. En écrivant ces phrases, je m’aperçois que, cet après-midi, lisant, j’ai tourné spontanément le dos à la fenêtre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Je n’en sais rien. Et rien, en effet, c’est sans doute la meilleure réponse à la question. Il ne faut pas voir des signes partout. Mais c’est ce que j’ai fait. J’étais concentré, j’étais dans ce que je faisais, tout entier, comme je ne l’avais pas été depuis longtemps. Il faut se faire confiance et ne pas se faire confiance. Je ne sais pas trop ce que cela peut bien vouloir dire, mais c’est comme ça que je dirais qu’il faut faire les choses. Elles sont là.

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