terre à terre étants

Je préfère regarder au-dessus
loin des terre à terre étants
parfois les marques sur mes bras
ressemblent à des nuages
quand j’ai passé trop de temps
appuyé de tout mon poids
je les regarde étonné
les découvre déportées
sur mon corps importées d’outremer
quand on regarde le monde par en bas
il n’a pas l’air assez étrange
pas l’air assez fou
lors que nous devrions perdre
la tête le sens l’orientation
à mi-chemin entre ici et nulle part
hominidés captifs de la raison d’être
déraisons d’espérer
comment garder le sang froid ?
quand le vent souffle
yeux en larmes et autres
allergènes
dieu semble très gêné
quand de lui tous ne voient
que le trou de son cul.

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Déclameur : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs primaires (et partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.