rouge à s’en brûler

Rouge à s’en brûler
le regard
friche du monde
allégé
fugue
plus haut la source
canal qui traverse
le pays
eau
je voudrais couler
pas me noyer
flux
devenir liquide
iridescent
sang bleu blanc
mi eros mi violent
tout au bout sans goutte
flot
l’océan
ce que dans mon jargon prosaïste
j’appelle d’une femme mot
la mer la mer.

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Déclameur : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs primaires (et partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.