impavides les plantes

Impavides les plantes
et lors le vide
des fleurs jaunes
capitulent
parfum capiteux
de l’authenticité
tous les arguments sont
captieux
rien ne vaut la paix
de l’âme
imaginations en forme
de mascarades
c’est vrai
quand on y pense
que la vie mérite mieux
que ça
mais qui pense
qui ne fait pas semblant
qui désire encore
l’anéantissement ?
le soleil ne brûle pas
mais il n’y a pas d’air
dans l’air
rien que le dégagement
d’apparences lucides
claires
pour qui veut bien
les voir
une seconde de plus
en apnée
et j’atteindrai à l’apogée —
pas de style
l’esprit limpide
désert tout en nuances
la chance appartient
à qui veut bien l’ignorer.

Déclameur : ce texte est un extrait d’un ensemble plus long, un poème intitulé couleurs primaires (et partout c’est la guerre) toujours en cours d’écriture.