6.2.21

Belle et étrange lumière, douce et menaçante, à cause probable de son opacité laiteuse, blanche tirant sur un gris léger par endroits, liquide d’où viennent les personnes que nous sommes, et étouffante, calme paradoxal du vent qui souffle mais ne semble rien déplacer du ciel, masse compacte, donc, imperturbable perturbation, lumière diffuse qui enveloppe chaque chose au brillant intérieur, clarté qui semble venir du dedans des corps étendus là sous cette impassible étendue. Par moments, bruit du vent qui souffle fort, mais son faible, à la semblance de ce monde qui nage dans sa contradiction. Un oiseau noir se dégage du fond complémentaire. Des voix sourdes se font entendre de l’autre côté de la cloison. Je tourne le regard en sens opposé. Éclate le jaune du mimosa. Et, plus tard, la musique du moine des sphères. Fin de l’hiver.