8.7.21

Dans l’improductivité, j’atteins des sommets. Journée à ne rien faire, donc, sinon perdre des heures à essayer des costumes pour en trouver un. Je me trouve éloigné de tout, me semble-t-il, mais non sans idée de mon élégance, ainsi, je me sens léger, ainsi, je me sens parfait. Tout est superficiel dans cette absence paradoxale d’activité (beaucoup d’agitation en fait pour quasi rien) et, de la sorte, quelque chose est beau. Quoi ? Je ne sais pas ? Quelque chose comme une belle robe (et Nelly dedans). Quelque chose comme moi. Pourtant, sans trop y réfléchir, j’écris des sentences élégiaques, un peu, des décrets publics qui touchent à l’état du monde, à l’état de leur auteur. À mon état. Des maximes privées à usage universel. Qu’y puis-je ? Cette semaine est une semaine d’abandon. Je bois. Je me tiens dans l’indifférence. Et pourtant, dans cette manière d’absentéisme, le plus grand moralisme semble se révéler. Blaise Pascal dans son quadrige. Rien ne saurait être vrai pour qui n’a jamais menti. Rien ne sera jamais profond pour qui n’a jamais su être frivole. Mais en voilà assez.