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6.11.21

Quelques minutes de paix. Calme dans la pénombre, bruits lointains de la rue de Sèvres sur laquelle donnent nos fenêtres. La douceur de vivre, je crois. Au moment de, aucune envie de partir. (Demain.) De quoi est-ce le signe ? De quelque chose de bon, je suppose. Non, je ne le suppose pas. Je le sais. Je le sens. En tirant les rideaux, belle lumière du matin, malgré la médiocre exposition de l’appartement que nous avons loué. Par la fenêtre, je regarde les gens qui passent, et me dis : c’était nous, avant. (Hier.) Et demain ? Demain, pourrions-nous nous trouver de nouveau ici ? Je ne le sais pas. Je le suppose. Non, je ne le suppose pas, je le sens, l’imagine. Mais ici ou ailleurs, il y a autre chose à changer, de plus intime, dirais-je, raison pour laquelle j’ai marché hier, traversant Paris de mont en mont, pour sentir si je sentais quelque chose, pour sentir comment je me sentais moi-même. Et alors ? Bien. Oui, c’est ce que j’ai envie de dire : bien. Cet après-midi, j’irai à la Philharmonie présenter ma traduction de Morton Feldman. Tout ce qui a eu lieu depuis que je l’ai commencée (la pandémie, l’état d’esprit), tout ce qui a changé, et tout ce qui n’a pas changé. Autre forme d’acrobatie, oui.

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