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La légèreté de l’esprit. 1.

Le matin du 29 juillet, quelques jours après une vague de chaleur intense que, dans le jargon de mes contemporains, on appelle canicule, je m’assis à une table, qui devint ma table d’écriture, pour écrire. Quoi ? Je ne le savais pas. Je n’avais d’autre projet qu’écrire. Ce qui, naturellement, n’était pas un projet du tout, mais une sorte d’anti-projet, plutôt. Et il me sembla, m’asseyant à ma table d’écriture, que c’était cela qu’il fallait poursuivre, ou chasser, ou fuir, je ne sais pas, la notion même de projet. Ne souffrons-nous pas d’être toujours en avance sur l’avenir ? Et en retard sur nous-mêmes.

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