26.8.26

J’aimerais des relations plus simples avec les gens, mais cela ne doit pas faire partie de ma panoplie. C’est la raison pour laquelle je ne cherche pas un éditeur plus “prestigieux” pour mes livres, parce que je préfère les publier avec Guillaume et Rodhlann, qui me comprennent et qui m’aiment, plutôt qu’avec quelqu’un d’autre, qui ne comprendra rien, ou à moitié, et ne m’aimera pas : quitte à ne pas vendre de livres autant ne pas les vendre bien. Bien faire ce que l’on fait me semble être une notion qui s’est perdue, parce qu’il faut désormais faire de l’argent et que qui n’en fait pas est tout de même obsédé par cette perspective, soumis malgré lui à cet impératif catégorique. Quand j’ai appelé l’EHPAD pour obtenir des informations quelque peu précises en ce qui concerne l’état de santé de mon père, lundi, personne n’a été en mesure de me répondre et, depuis, personne ne m’a rappelé contrairement à ce que l’on m’avait laissé entendre. Avant, j’avait écrit à mon frère qui, lui, n’a tout simplement pas daigné me répondre. Et tout cela, à la faveur d’un bien étrange paradoxe, peut-être, ne me donne pas envie d’avoir plus de relations avec les gens, mais moins, mais le moins possible. Et je ne dis pas qu’il n’y a pas une certaine cohérence dans ce train de pensées, pas plus que je ne laisse entendre le contraire, je fais simplement le constat un peu benêt de cette sorte d’étrange paradoxe avec laquelle je me retrouve : rien ne me satisfait, mais qu’est-ce qui est en mesure de me satisfaire ? Quelque chose qui n’existe pas ? Ou, plus exactement, quelque chose que j’aurais inventé, moi ? Mais alors, il ne faut pas que je m’étonne si je n’ai pas de succès : cette absence découle de la nature même du projet, si j’ose employer une telle expression, et caractériser les choses ainsi. Mais cette page “méta” me fatigue déjà : il faut que je trouve autre chose à faire, et il faut que j’écrire mon roman.