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27.1.18

Orage, la nuit dernière déjà, flashes blancs à intervalles irréguliers qui aveuglent tout l’espace. Ici, on les voit particulièrement bien — il n’y a rien en face qui barre l’horizon. Impression que le ciel est un écran qui pâlit chaque fois. Pluie incessante. J’ai poussé l’olivier contre le garde-corps pour que la pluie l’arrose. Maintenant, des gouttes perlent au bout de ses feuilles. De toute façon, j’avais prévu de ne rien faire.

Némésius dit que les Stoïciens disent que, lorsque les planètes retournent au même signe [zodiacal], en longueur et largeur, que celui auquel elles étaient au début, quand le monde commença à se former, elles produisent, en des périodes déterminées, l’embrasement et la destruction de toutes choses existantes. Puis, de nouveau, le monde retourne au même but ; et lorsque les astres se meuvent de nouveau de la même façon, chacun des événements qui se sont produits dans la période antérieure se réalisera sans aucun écart : il y aura donc une fois encore Socrate, et Platon, et chacun des hommes, avec les mêmes amis et concitoyens ; ils subiront les mêmes choses, ils s’adonneront aux mêmes choses ; toutes les cités, tous les villages, tous les champs reviendront pareillement. Le retour de toutes choses ne se produit pas une seule fois, mais plusieurs fois ; ou plutôt, les mêmes choses reviennent à l’infini et sans jamais s’arrêter. Les dieux, qui ne sont pas sujets à la destruction, ayant suivi de près l’unique période présente, connaissent à partir d’elle tout ce qui se passera dans les périodes suivantes, car il n’y aura rien d’étranger à ce qui s’est passé antérieurement : toutes choses se répéteront pareillement, sans aucun écart jusqu’aux moindres détails.

Dans le commentaire qu’ils donnent de la doctrine de l’éternel retour des Stoïciens, Long et Sedley disent que de même que Nietzsche considérait probablement que le retour éternel était une manière de dire que toute autre vie que l’on pourrait avoir serait toujours exactement la même — car autrement, comment pourrait-elle être ta vie — de même, dans le stoïcisme, cette théorie peut avoir servi à souligner la nécessité où nous sommes d’accepter notre situation présente : car ce sera notre situation, encore et toujours, dans la nature éternelle des choses.

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