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15.3.18

Nelly à Paris pour l’inauguration du salon du livre. Moi, je reste à Marseille. Avec Daphné. À qui j’ai expliqué hier ce que fait maman et ce que je fais moi. De toute façon, aucune envie de participer à cette horrible foire. Les fois où, quand je vivais à Paris, il m’est arrivé de m’y rendre — en tant que salarié de l’édition ou auteur —, j’ai ressenti un malaise, sincère, parce que je ne comprenais pas ce que je faisais là, je ne comprenais qu’on puisse vouloir être là. À présent que je vis à Marseille, c’est loin. Physiquement. On pourrait penser que je fais la morale, mais c’est autre chose, comme ne plus sentir le même air, ne plus pouvoir sentir le même air, je ne le pouvais déjà pas quand j’y étais (pense à l’angoisse permanente des années Grasset), mais je suis ailleurs, désormais, et je m’y sens mieux.

Quelque chose de la lumière.

Une autre ville = une autre vie. Équation simpliste, non ?

Après-midi de rumination colérique ; quand tu es déjà passé à autre chose et que tu attends que le monde te suive, mais qu’il traîne désespérément. Ou que c’est toi qui le traîne ­— comme un poids mort. Et puis fatigue.

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