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27.6.18

Courir, mais comme face à un mur. Non, en fait, le mur n’est pas là devant moi quand je cours mais il est là devant moi quand je cours. Difficile en ce moment de continuer de mettre des mots sur les choses. D’autant que ce ne sont pas des choses. Peut-être est-ce la raison pour laquelle, d’ailleurs. Point mort du livre. En quelque sorte. Déjà. Donc, courir ne débloque rien aujourd’hui, ne permet pas d’abattre le mur. Est-ce la chaleur ? On dira ça comme ça, mais ce ne sera qu’une mauvaise excuse. Le front est bas. Ou alors, c’est l’avant-garde ? Je ne sais pas. Quand j’ai du temps, de temps en temps, je ne sais pas quoi en faire et quand je n’en ai pas le reste de ce temps en temps-là, je voudrais en avoir. Bon pour l’asile. En cabane.

À l’Odeur du temps pour acheter Mono no aware de Jacques Roubaud. On peut lire au fil des pages ce poème :

to ni kaku ni
mono wa omowazu
hida takumi
utsu sumi nawa no
tada hito suji ni

attribué à Hitomaro

je ne pense pas
des choses puis d’autres choses
corde d’encre tendue
par les charpentiers de hida
une seule ligne toujours

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