17.10.18

L’histoire est mal foutue, qui avance tordue, quand elle ne se ramasse pas sur le cul. Comment expliquer autrement que des millions — toujours plus nombreux — n’en admirent jamais qu’un seul, ou deux, comme si on les obligeait à réduire le champ des possibles, un être femme homme ou autre qui n’a rien d’un symbole, n’est guère mieux qu’un petit amas de cellules comme eux, mais se retrouve là sous leurs nez crottés à durée déterminée ? Des milliers d’années de progrès pour en arriver là, ceux qui sortent du tas pour se faire aduler ne sont ni héros ni génies, non, ils ont simplement mieux mené leur petite embarcation que les autres qui, donc, se retrouvent à devoir les regarder à longueur d’années. Une fois que la durée est écoulée, il s’en trouve un autre pour le remplacer. Il n’y a pas de progrès, non, ou alors il faut que le progrès ait des regrets. Non. Les regrets du progrès font le sens de l’histoire sans. Rien dedans. J’ai beau secouer, je n’entends rien, enfin, je ne distingue rien qu’un brouhaha informe. Galimatias. Étymologie incertaine. Comment le serait-elle ? Quand on sonde un peu, on ne découvre rien que des doutes. Toujours plus de doutes. History, Stephen said, is a nightmare from which I am trying to awake, mais personne ne sait comment on se réveille d’un cauchemar, il se trouve qu’on finit toujours par se réveiller, ou alors c’est qu’on est mort, mais tous les efforts sont vains, de se réveiller, d’échapper à la mort. Alors quoi ? Je ne sais pas. La batterie de l’ordinateur me joue des tours. Vérifiez la batterie. Pas de rendez-vous avant la semaine prochaine. La veille du départ à Florence. Il va sans doute falloir la changer. 209 euros. Ce sera le prix à payer à l’horrible mac. Mais y en a-t-il de bons, ou de meilleurs au pire ? Tu parles. Tout est bon à jeter.

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