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XXXVIII.

Le vent souffle
si fort que
tu ne peux pas garder les yeux nus
ouverts
je ne comprends toujours pas
ce qui a un sens et ce qui n’en a pas
nous sommes là
écrivait ludwig wittgenstein
comme le bœuf
devant la porte fraîchement repeinte
de son étable
tout est bleu autour de moi
dans l’air comme sous mes pieds
la mer
partout
des gens passent
sans faire aucun bruit
où vont-ils
juchés sur ces trottinettes
en libre-service
électriques ?
tu te demandes où tout cela va s’arrêter
mais ce n’est pas à ces robots fusées que tu penses peut-être
à l’espoir
à la vie des cigales souterraine
aux gens qui parlent pour ne rien dire
— et Jésus dans tout ça ?

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