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27.6.19

Merveilleux Feldman (qui, contrairement à moi, aimait Beckett, moi, je ne peux pas, après avoir lu 70 pages de Molloy, j’ai eu envie de faire la sieste, je crois même que je me suis réellement endormi, ce n’est pas innommable, c’est somnolable), qui explique que le problème majeur de la civilisation contemporaine, c’est la suralimentation, problème, ajoute-t-il dans un éclat de rire, dont il est lui-même victime. Mais, c’est vrai, l’excès est notre mal, l’incapacité à nous autoréguler, à dire stop, à nous donner une discipline (pas à la recevoir de l’extérieur, comme dans une entreprise, un État, une religion, etc.), à l’inventer pour nous-mêmes. Ce matin, aussi, comme hier, comme il fait chaud, avant sept heures du matin, j’étais dehors pour courir. J’ai déjà dit pourquoi je courais, pas pour la performance — pour réduire. Et puis, je mange moins, aussi, ne bois presque plus (enfin, de plus en plus rarement). Autre passage de génie dans les talks de Middelburg, la « Loi de Feldman », comme Morton la nomme lui-même : « Si plus de cent personnes aiment ta musique, elle est commerciale. »

À propos de l’Idiot. — Qu’est-ce qui pousse les héros de Dostoïevski à se détruire, à se détruire les uns les autres, à se détruire eux-mêmes ? D’accord, peut-être que le livre veut dire : « Voilà, si le Christ revenait, voilà ce que nous lui ferions. Nous ne sommes pas prêts pour lui, nous ne sommes pas dignes de lui. Nous ne sommes pas prêts à la beauté. Nous ne sauverons pas le monde. » Mais quand même, ce n’est pas une explication. Le nihilisme n’est pas une explication. C’est un fait. Pas une raison. Et, en ce sens, le monde de Dostoïevski est de ses héros est le nôtre. Mais la question reste entière : pourquoi ? — et pas de réponse. Est-ce une telle absence de réponse à la question pourquoi ? qui rend la fin du livre si décevante, presque trop déchirante ? À quoi est-ce qu’elle me renvoie ? À moi ? Mais moi, je ne suis pas comme ceux-là. Ah oui ? Vraiment ?

Commencer (re) les Démons.

Liste des métiers que j’aurais pu exercer si je n’avais pas eu de talent et qui m’auraient permis de mieux gagner ma vie :
enseignant
universitaire
journaliste sportif
critique littéraire
musicologue
organisateur de festival
animateur télé
publicitaire
directeur du marketing

Liste des métiers que j’aurais pu faire si j’avais eu du talent et qui ne m’auraient pas permis de gagner plus d’argent (ou si) :
compositeur
musicien
peintre

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